Le feuilleton des dénonciations du Polisario se poursuit

La chaîne TV Laâyoune a diffusé mardi 20 mai une vidéo d’un nouveau genre, contre les responsables du front Polisario. C’est un gendarme frontiste qui à son tour dénonce sa hiérarchie et révèle l’usage immodéré de la force contre les manifestants des camps de Tindouf.

 

A chaque semaine, un nouvel épisode de contestation filmé surgit de la part des différentes composantes des camps de réfugiés de Tindouf. Après le mouvement des jeunes pour le changement (MPCJ), l’annonce de la création d’une aile militaire contestataire, c’est au tour d’un membre officiel des services de sécurité sécessionnistes de remettre en cause la légitimité du Polisario.  

C'est avec difficulté que ce gendarme prononce un petit discours écrit sur un papier qui appelle à un soulèvement contre le régime corrompu de Mohamed Abdelaziz. Appuyé contre un véhicule des forces de l’ordre de la Wilaya de Tindouf, il dénonce les agressions perpétuelles du régime contre des innocents et les difficultés des sahraouis à vivre décemment.

Le gendarme annonce qu’il est contraint de réprimer durement avec ses collègues, toutes les voix discordantes des habitants des camps. Il souligne que pour faire taire les manifestations de contestataires qui se multiplient quotidiennement, les gendarmes sont poussés et forcés par leur hiérarchie à recourir à un usage excessif de la force. D’un ton navré, il explique que ses collègues et lui-même n’ont d’autres choix que d’exécuter les ordres émanent de leurs supérieurs même s’ils ne le font pas de gaité de cœur.

Il déplore aussi le népotisme qui fait rage dans les rangs des forces de l’ordre et révèle que les promotions au sein de la gendarmerie sont réservées aux seuls enfants ou proches des responsables frontistes.

Il assure que ses pairs sont tyrannisés et qu’en désespoir de cause ses collègues ont avisé par écrit Mohamed Abdelaziz pour l’informer de leurs injustices vécues au quotidien. Malgré leur demande officielle d’intercéder en leur faveur et leur dénonciation des dérapages des responsables sécuritaires à l’encontre de la population, le chef du Polisario n’a daigné ni répondre ni encore moins intervenir pour rendre justice.

En conséquence de quoi, le gendarme de Tindouf appelle à un soulèvement populaire contre un pouvoir qui ne s’embarrasse pas du sort des populations laissées de côté au bénéfice de quelques élus.

Il conclut sa diatribe en assurant que pour remédier à la misère et aux injustices des camps, le départ de la direction qui n’a que trop usurpé le pouvoir est l’unique solution.