La grogne contre le régime Algérien de Bouteflika monte d’un cran depuis la soi-disant réforme constitutionnelle. Plusieurs partis montent au créneau pour condamner le pouvoir et sa politique qui mène le pays vers la dérive et protester contre une crise économique qui s’installe, entrainant des conséquences graves sur le pouvoir d’achat des Algériens.

Après les sorties courageuses du  parti des travailleurs conduites par Louiza Hanoune, signataire de la lettre des 19 au président et les réclamations sur l’ouverture des frontières avec le Maroc par le RDC, c’est au tour du parti Kabyle du Front des Forces Socialistes de protester contre la situation économique grave qui prévaut en Algérie.

 

« Le mythe du développement et de la stabilité économique et sociale, tant chanté, est vite tombé à l’eau. Il s’est avéré illusion et mensonge. Les répercussions de la crise et les effets néfastes de la politique d’austérité se font sentir de plus en plus». C’est en ces termes que  s‘est exprimé Mohamed Nebbou, le premier secrétaire du FFS à Tizi Ouzou lors de l’ouverture des travaux du Congrès du parti fondé par Feu Hocine Ait Ahmed.

 

Le patron du FFS ne mâche pas ses mots en condamnant une politique unilatérale qui a conduit le pays à une crise qui se fait sentir et dans le secteur économique et dans le quotidien des Algériens débordés par la cherté de la vie.

 

« La cherté de la vie et la dégringolade continue de notre monnaie nationale accablent nos concitoyens qui s’enlisent dans la précarité et la pauvreté. Face à cela, le pouvoir en place n’affiche aucune volonté politique pour le changement de l’ordre établi. Il continue dans sa gestion unilatérale et autoritaire des affaires de l’Etat, sans se soucier des risques et des retombées d’une telle gestion sur l’avenir du pays», a expliqué Mohamed Nebbou.

 

Le secrétaire du parti du FFS a insisté sur la nécessité de donner une importance particulière au projet du Grand Maghreb. « La non-construction du Maghreb pénalise tous les peuples de la région et s’avère irresponsable, voire suicidaire».

 

Et le patron du FFS de préciser que l’édification démocratique du Grand Maghreb est une nécessité historique, stratégique et  économique. « C’est la seule option qui peut garantir la paix, la stabilité et le développement pour les peuples et les pays de la région», a-t-il indiqué.

 

Pendant ce temps le clan Bouteflika poursuit son entêtement à placer les jalons d’une succession qui risque fort d’être fatale à l’Algérie alors que la classe politique ne cesse de lancer des appels pour éviter le pire.

22/02/2016