La fondation Robert Kennedy récidive et fait du Maroc, pour la énième fois, la cible de rapports incendiaires. Sa présidente vient ainsi de remettre un rapport au Comité des Droits de l’Homme relevant de l’ONU pour l’appeler à étendre les attributions de la MINURSO.

La présidente de la Fondation Robert Kennedy pour la justice et les droits de l’Homme revient à la charge, annonce le quotidien Al Massae dans son édition de ce 28 décembre. En effet, le rapport qu'elle a remis au CDH attaque frontalement le Maroc et appelle la structure onusienne à étendre la mission de la MINURSO dans les provinces du Sud pour englober les droits humains.

 

Comme à l’accoutumée, la Fondation accuse le Maroc de tous les maux: «torture, négligence médicale, explosion de mines non contrôlés…». En revanche, elle ne dit mot des graves violations des droits de l’Homme et des conditions de vie des Sahraouis dans les camps de Tindouf, ajoute le journal.

Le rapport omet ainsi de mentionner les graves violations commises par le Polisario et ses milices dans ces camps, notamment  la dispersion par la violence de manifestations pacifiques et la privation des Sahraouis de leur liberté de circulation.

 

Présidée par la fille de l’ancien sénateur américain Robert Kennedy, la fondation Kennedy a appelé le CDH à exercer des pressions sur le Maroc pour l'astreindre à clarifier ses positions quant aux accusations portées contre lui.

 

Le nouveau rapport intervient à la veille de la tenue du CDH, prévu en mars prochain, pour examiner aussi bien les rapports officiels que les rapports d’un certain nombre d’organisations non gouvernementales, le tout devant être couronné par des recommandations en octobre 2016, souligne Al Massae.

A noter que le gouvernement marocain a, plus d'une fois, condamné le soutien manifeste de cette organisation au Polisario, attitude indigne d’une ONG dédiée à la défense des libertés et des droits humains de par le monde, renchérit le journal.

28/12/2015