Le Premier ministre français, François Fillon, a réitéré, vendredi à Paris, le soutien de son pays à la proposition «pertinente» d'autonomie faite par le Maroc pour dépasser le statu quo et résoudre le différend sur le Sahara.

«Cette proposition d'autonomie constitue la base la plus pertinente pour sortir de l'impasse», a dit le Chef du gouvernement français au cours de la conférence de presse conjointe clôturant les travaux de la 10e Réunion de haut niveau (RHN) maroco-française.

Pour la France, a-t-il souligné, «le statu quo ne peut pas être un objectif.

Il faut un accord, absolument indispensable pour le développement et la sécurité de la région» du Maghreb arabe.

La France encourage les négociations autour de la proposition marocaine et soutient les efforts du Secrétaire général de l'ONU et de son envoyé personnel pour le Sahara pour parvenir à une solution, a ajouté M. Fillon.

De son côté, le Premier ministre, Abbas El Fassi, a rendu hommage à la position de la France et de son Président, Nicolas Sarkozy, qui continue à clamer que la proposition marocaine d'autonomie est «sérieuse et crédible». La France, a-t-il relevé, est «à l'avant-garde des nombreux pays qui ont soutenu» le plan marocain.

L'offre marocaine promeut une «solution politique juste de ni vainqueur, ni vaincu» pour sauvegarder la sécurité et la paix dans la région et pour favoriser l'édification du Maghreb arabe, a souligné le Premier ministre, déplorant encore une fois la fermeture de la frontière terrestre avec l'Algérie, du fait de ce dernier pays.

Abbas El Fassi a attiré l'attention de la presse française sur la bonne volonté du Maroc. «Notre arme à nous c'est l'édification, la marche du développement et la promotion des droits politiques, économiques et sociaux» des Sahraouis, contrairement au pays voisin qui se complait dans une position de statu quo sur la question du Sahara et dont «l'arme est justement l'achat des armes» et l'allocation d'importantes ressources de sa manne pétrolière et gazière à la propagande et au soutien du «polisario».

Le Premier ministre s'est dit «très confiant» au vu de la situation qui prévaut dans les provinces sahariennes.

Plus de 80% des Sahraouis ont choisi la marocanité et vivent sur le territoire où ils jouissent de tous leurs droits. Quant aux 20 % éparpillés entre les camps de Tindouf et la Mauritanie, «ils essaient de rentrer au bercail».

Les séquestrés de Tindouf sont de plus en plus nombreux à rentrer au Maroc et ils sont de plus en plus jeunes, a-t-il relevé.

En conclusion, Abbas El Fassi s'est dit «optimiste» quant à l'aboutissement de la proposition marocaine d'autonomie au Sahara, car même les «pays qui y sont les moins favorables concèdent qu'il y a enfin une proposition concrète pour consolider la paix et édifier l'Union du Maghreb Arabe», a-t-il dit. 

15/11/2012