Rabat : Sous l'emblème "Les familles des martyrs de l'épopée Gdeim Izik demandent l'ouverture d'une enquête équitable sur l'assassinat de leurs enfants", a eu lieu ce jeudi matin, une conférence de presse des familles des sahraouis ayant succombé lors des événements de Gdeim Izik et celles des détenus dans cette affaire, et ce dans le siège de l'Association Marocaine des Droits de l'Homme.

La mémoire des victimes des événements de Gdeim Izik ne semble point avoir de valeur pour les familles des accusés qui continuent de porter atteinte aux forces de l'ordre lâchement assassinés lors de ces événements, ces êtres dont l'appel du devoir envers la patrie fut bien plus sacré que leur vie sacrifiée sur l'autel du devoir. 

Ainsi, après les signes moqueurs des 24 accusés adressés aux familles des 11 victimes, égorgés, mutilés et leurs corps souillés sauvagement par les urines de leurs assassins, voilà que les familles de ces accusés s'attaquent au Maroc et se disent "victimes de persécution depuis 1975", affirmant que "ce sont les autorités marocaines qui ont attaqué et tué les marocains sahraouis à Gdeim Izik puisqu'elles possédaient les armes contrairement aux sahraouis sans armes", selon Fatima Dahouar, de la coordination Gdeim Izik et des familles des détenus, rapportée par le site Hespress. 

Les familles des accusés osent parler de violence des forces de l'ordre.. des propos bien absurdes vu que les éléments de Gendarmerie Royale et des Forces Auxiliaires avaient pour objectif l'arrestation des éléments hors-la-loi sans usage de la force létale, justement pour éviter la "boucherie" désirée par les rebelles qui ont affiché une résistance farouche (bouteilles incendiaires, armes blanches…). 

Les manifestations ont été, par la suite, transférées, par des groupes, dans certains quartiers de Laâyoune où des bâtiments et des biens publics ont été incendiés. Les Forces de l'ordre se sont opposées à ces actes sans avoir tiré la moindre balle. 

Les Forces de l'ordre se sont retrouvées, donc, dans une situation d’auto-défense, ce qui explique les pertes humaines douloureuses enregistrées dans leurs rangs. 

Les mains étrangères sont, apparemment, toujours en train d'orchestrer la "mascarade", espérant camoufler l'horreur et déguiser les assassins en "victimes".. oubliant, peut être, que des images et vidéos des événements prouvent la noirceur ressentie envers les forces de l'ordre et le Maroc de la part de ces quelques "pions" qui osent parler au nom des sahraouis. 

Pour sa part, Khadija Riyadi, présidente de l'AMDH, qui a accueilli les familles des accusés, assure accueillir également les familles des victimes.. même si cette "priorité" donnée aux familles des accusés ne pourrait avoir bon écho sur les familles des victimes, meurtries par leurs pertes, et à présent par "la mascarade" ! 

Par ailleurs, la polémique existant entre le recours à une juridiction militaire vs une juridiction civile n’a pas lieu d’être puisque le dahir de 1956 relatif aux attributions du Tribunal Militaire stipule que «les personnes, quelle que soit leur qualité, auteurs d’un fait commis au préjudice de membres des FAR», doivent être traduites devant une juridiction militaire ». (Article 7 du Code de Justice Militaire). Les jugements rendus par le Tribunal militaire peuvent être attaqués par la voie du pourvoi en cassation devant la Cour suprême.

 

07/02/2013