Des activistes droit-de-l’hommistes marocains dissidents, alliés à des séparatistes sahraouis, ont dit le procès des 24 accusées de meurtres et de sauvagerie à Gdeim Izik, injuste et non équitable, alléguant qu’ils ne respecte pas les droits de la défense dans la discussion des preuves.

Aujourd’hui 8 février, s’ouvre à Rabat le procès des 24 accusées de meurtres au camp de Gdeim Izik. 

 

Il s’agira de la 2ème séance du procès qui avait débuté une semaine auparavant, au 1er février passé. 

 

Sous les slogans séparatistes et les cris moqueurs adressés par les accusés aux familles des 11 victimes des événements, le juge à peine ouvrant la 1ère séance, que les avocats des 24 prévenus, lui adressaient une demande de report du procès, pour disaient ils, préparer mieux leurs plaidoyers, appeler des témoins de la défense et produire de nouvelles preuves au profit de leurs protégés. 

 

Le juge accepta et reporta le procès à aujourd’hui 8 février. 

 

Ces quelques échanges purement procéduriers et qui furent marqués par l’acceptation par le tribunal de toutes les doléances de la défense des accusés, n’ont empêché les groupes des activistes marocains dissidents et autres séparatistes sahraouis, formant cercles de soutien aux 24 présumés assassins, de crier au procès injuste et à l’irrespect des droits de la défense. 

 

Avec grand étonnement ont relevé des juristes, contactés par Emarrakech, le caractère surréaliste d’une telle protestation. 

 

«L’on ne peut dire inéquitable un procès qui ne s’est pas encore déroulé» disent nos conseillers juridiques. 

 

«Il fallait attendre que les débats devant la formation de jugement, aient lieu avant de s’adonner à de telles allégations» assurent-ils. 

 

Nos sources ajoutent que la défense des accusés ne peuvent se plaindre que des preuves n’ont été prises en compte par le juge d’instruction, car ce dernier n’est pas celui qui rend verdict, il instruit sur les faits qui lui ont été soumis, il procède à toutes mesures utiles pour la manifestation de la vérité. 

 

«Rien n’empêche la défense des accusés de réfuter des preuves ou de verser d’autres au dossier, c’est l’essence même de son travail» disent nos conseillers juridiques. 

 

Il s’agit de propagande et de propos tendancieux, assortis d’un habillage juridique, disent nos sources, pour décrédibiliser la justice, «En témoigne, les agissements, aux allures de manœuvres téléguidées, de la défense des accusées et des comités les soutenant, lorsqu’ils demandaient à la cour de reporter le procès et puis s’empressant de la dire aussitôt incompétente».

08/02/2013