Le Leadership Council for Human Rights (LCHR), l'une des principales organisations des droits de l'Homme aux Etats-Unis, qui suit de près le procès d'un groupe de 24 accusés poursuivis dans le cadre des événements de Gdeim Izik, a salué "l'engagement manifeste des autorités marocaines en faveur de l'Etat de droit".

La Présidente du LCHR, par ailleurs, fondatrice du Caucus des droits de l'homme au Congrès des Etats Unis, Kathryn Porter Cameron, s'est félicitée, samedi dans un communiqué, du report de ce procès à la demande des avocats de la défense afin qu'ils puissent préparer leurs dossiers et convoquer des témoins. 

 

"Cette décision démontre, une fois de plus, l'engagement des autorités marocaines à respecter la primauté de la loi et à préserver la dignité et la liberté des citoyens de s'exprimer, conformément et dans l'esprit des reformes démocratiques entreprises, ces dernières années, sous le leadership du Roi Mohammed VI", lit-on dans ce communiqué. 

 

Le Leadership Council for Human Rights lance, en outre, un appel aux organisations des droits humains pour "faire montre d'objectivité et de sympathie à l'égard des familles des membres des forces de sécurité non armés qui ont été abattus de sang-froid". 

 

Le communiqué rappelle, dans ce contexte, qu'en novembre 2010, dans un esprit d'ouverture et de transparence, les autorités marocaines avaient permis à un groupe de Sahraouis de mettre en place un camp dans la banlieue de Laâyoune pour réclamer de meilleurs logements et opportunités d'emplois. 

 

Les autorités locales avaient même approvisionné les camps de protestation en eau, nourriture et garanti la sécurité et la liberté de mouvement des manifestants dans et en dehors des camps, fait-on observer de même source. 

 

"Alors que les autorités marocaines étaient prêtes à trouver un compromis avec les représentants des manifestants, des agents provocateurs du +Polisario+ avaient lancé une opération visant à faire dérailler les pourparlers en cours et créer le chaos afin d'envenimer la situation", s'indigne la Présidente du LCHR. 

 

Et d'ajouter que "ces éléments extrémistes, armés par les séparatistes s'étaient attaqués au personnel affecté au maintien de la paix et de la sécurité dans les camps en lançant des cocktails Molotov, des bouteilles de gaz et usé de couteaux et de sabres pour tuer des gardes de sécurité non armés". 

 

"La sauvagerie extrême de la bande criminelle avait conduit certains d'entre eux à uriner sur les corps des victimes. En plus de 74 blessés, 11 membres des forces de sécurité non armés ont été cruellement tués selon des méthodes des terroristes d'Al-Qaïda", poursuit-elle. 

 

Mme Kathryn Porter Cameron souligne que "toutes ces atrocités sont documentées et peuvent être vues sur YouTube", en faisant observer que "la Chambre des Représentants marocaine avait, dans un souci de justice et d'équité, conduit une mission d'enquête dont les conclusions ont ensuite été validées par des gouvernements étrangers, des médias, la mission de l'ONU à Laayoune ainsi que l'organisation Human Right Watch". 

 

Cette mission d'enquête, souligne-t-elle, a confirmé "qu'aucun Sahraoui n'avait été maltraité lors du démantèlement du camp de protestation et que par contre, des membres des forces de sécurité non armés avaient été victimes de massacres de la part d'un groupe, rompu aux méthodes d'Al-Qaida, ayant infiltré le camp". 

02/02/2013