Des agents de protection civile et pompiers ont été froidement tués à Gdem Izik

Rabat - La Coordination des familles et amis des victimes des événements de Gdim Izik (COFAV) demande à ce que justice soit rendue aux victimes des évènements ayant accompagné le démantèlement du camp Gdim Izik, tout en regrettant le "retard" qui a marqué l'instruction et la procédure judiciaire dans cette affaire.

"Nous voulons affirmer que ce qui prime pour nous est d'abord l'acte de justice, à l'exception de toute autre considération de quelque sorte que ce soit, politique ou autre. Nous voulons que justice soit rendue aux victimes, conformément aux lois et aux conditions du procès équitable tel qu'il est prévu par le droit", a affirmé la Coordination, dans un communiqué rendu public à la veille de l'ouverture du procès de cette affaire. 

Un membre de Polisario urine sur le corps d'un agent de protection civile sans arme

Un membre de Polisario urine sur le corps d'un agent de protection civile sans arme

Dans ce communiqué parvenu jeudi à la MAP, la même source souligne que "cette exigence de justice, même si elle n'atténue pas les souffrances des parents, des enfants et des amis de nos fils qui sont tombés, leur permettra d'accomplir le deuil, de comprendre ce qui s'est passé, et surtout de leur rendre justice en punissant leurs bourreaux". 

 

La Coordination dit "regretter le retard qui a marqué l'instruction et la procédure judiciaire dans cette affaire" lequel retard "a jeté un voile sur la barbarie qui a marqué les faits et les atrocités qui ont accompagné le martyr de nos enfants qui assuraient seulement leur devoir, l'assassinat, la mutilation des corps, et ceci a été filmé et diffusé par les médias, ce qui a ajouté à la tragédie de la perte de nos enfants une souffrance supplémentaire sur les conditions dans lesquelles ces décès ont eu lieu". 

Un policier sans tête tué par les milices infiltré du polisario

Un policier sans tête tué par les milices infiltrés du polisario

Tout en signalant que ce retard "injustifié a permis de développer une certaine ambigí¼ité sur les faits", la coordination rappelle que "les victimes étaient du cô té des forces de l'ordre, et non pas le contraire", ajoutant que "les victimes sont celles qui ont été assassinées, et dont les corps ont été mutilés et soumis à des actes barbares ignobles". 

 

La COFAV affirme que seule la condamnation des assassins "permettra d'atténuer la longueur de cette attente, de ce retard qui nous a donné le sentiment de voir assassiner les nô tres, encore et encore, tous les jours et ceci depuis ce triste mois de novembre 2010". 

 

La Coordination appelle les organisations non gouvernementales internationales, les associations qui s'occupent des Droits de l'Homme, ainsi que les mécanismes des Nations unies consacrés à ces questions, à agir dans cette affaire autant en faveur d'un procès équitable, que pour nous assurer que justice soit faite en faveur de nos proches (fils, frères et pères) assassinés lors du démantèlement pacifique du camp Gdim Izik".

31/01/2013