Les familles des victimes des événements du camp Gdim Izik (Sahara) ont qualifié les allégations "politiciennes" des familles de détenus "d'infondées", et appelant par contre à "un procès équitable" en vue de rendre justice aux martyres.

Youssef Bougataya, frère de Yassine Bougataya qui a trouvé la mort dans ces événements, a affirmé que "les forces de l’ordre n’ont pas eu recours aux armes à feu lors de l’opération de démantèlement du camp Gdim Izik, contrairement aux éléments extrémistes qui ont été dotés d’armes blanches et de bâtons".

Dans une déclaration à +Art19+, Bougataya fait a révèlé qu'il disposait d’une vidéo et de CD-Rom qui «montrent parfaitement la séquestration par des criminels, de membres des forces de l’ordre... chose qui a amené leurs collègues à intervenir pour les libérer ».

Pour sa part, Brahim Tourahi, père de Badreeddine, qui a péri dans ces événements, a condamné vigoureusement « la barbarie qui a marqué les faits et les atrocités ayant accompagné le martyre de nos enfants qui assuraient seulement leur devoir, ajoutant que seule un procès équitable pourrait pour rendre justice à nos proches assassinés lors du démantèlement pacifiques du camps Gdim Izik.

Il est à souligner que la Coordination des familles et amis des victimes des événements de Gdim Izik, a annoncé que les membres de cette structure appellent « à ce que justice soit rendue aux victimes, conformément aux lois et conditions d’un procès équitable".

Les familles des victimes ne veulent pas d'une "loi de Talion", mais d'une justice équitable afin de tourner définitivement "cette page douloureuse», soulignant que la justice à elle seule, ne pourra pas malheureusement atténuer toutes les souffrances des parents, des enfants et des amis des victimes.

Le tribunal militaire de Rabat reprendra ce vendredi le procès de Gdim Izik, dans lequel 24 présumés accusés sont poursuivis pour assassinat de forces de l’ordre.

Les faits remontent à octobre et novembre 2010 lors du démantèlement du camp de Gdim Izik, dans la région de Laâyoune. Ces attaques par des bandes de criminels avaient fait 11 morts et 70 blessés parmi les forces de l’ordre, ainsi que quatre blessés parmi les civils.

08/02/2013