New York : Ainsi avait déclaré l’ancien ministre américain des affaires étrangères et ancien conseiller à la sécurité nationale, le Dr Henry Kissinger.

En effet, l’ancien grand diplomate américain, Henry Kissinger, avait récemment posé une question des plus pertinentes : Si le monde pouvait supporter la création de nouveaux Etats arabes, qui seraient  forcement faibles, défaillant et non viables, comme c’est le cas au Sud Soudan et comme pourrait être le cas en Palestine ou par malheur au Sahara. 

 

Cité dans un article du ‘The Wall Street Journal’, signé par un ancien haut diplomate américain, Aaron David Miller, actuel vice président du Think Tank US, ‘The Woodrow Wilson Center for Scholars’, Henry Kissinger, a évoqué cette forte question, lors d’une récente cérémonie organisée pour marquer le 20e anniversaire de l’assassinat de l’ancien premier ministre israélien, Yitzhak Rabin. 

 

Selon Aaron David Miller, Kissinger avait déclaré :

‘‘With the state structure weakened in several Arab states and having collapsed in others, with Iran and Islamic State rising, and amid general instability in the Arab world, why create another potentially weak, dysfunctional Arab states.. ?’’

 

Commentant cette fracassante déclaration du vieux sage de la diplomatie américaine, Aaron David Miller a relevé que bien que peu politiquement correcte, surtout concernant le cas de la Palestine, la question de Henry Kissinger est pleinement actuelle et regarde la réalité en face. 

 

Selon Miller, le monde arabe, de l’Algérie à l’Irak, est frappé de délitement politique, de défaillance des régimes, de dégradation sociale, où la sécurité est balayée par l’insécurité et  où les morts, au quotidien, se comptent en centaines et en milliers, dans un monde arabe  aussi dystopique, la création de nouvelles entités artificiellement indépendantes, seraient jouer encore plus avec la sécurité du monde. 

 

Aaron David Miller a écrit :

‘‘In the Arab world, several states are melting down (Syria, Libya, Yemen); polities are run by authoritarian kings, emirs, or generals (Saudi Arabia, Egypt, the United Arab Emirates, Bahrain, Qatar) and a few, such as Tunisia, are struggling to reform.’’

 

Selon lui, le monde arabe sera encore instable pendant des années, à cause de :

‘‘widespread dysfunction and/or plain bad governance, lack of respect for human rights, systemic corruption, and the absence representative institutions.’’

 

Dans un environnement pareil, promouvoir le séparatisme, comme le commet le régime algérien contre le Maroc au Sahara, c’est mettre en péril l’avenir de toute la région, menacer sa sécurité, celle de ses peuples et de ses voisinages.

15/12/2015