Huffington Post : Le discours royal contient la clé de la paix et de la stabilité dans une région volatile

Pour chaque dirham produit par les provinces du sud, sept autres de plus sont affectés par l’Etat sous forme d’investissements et de subsides

Le discours prononcé, jeudi, par le roi Mohammed VI à l’occasion du 39ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte, se distingue par la force de la parole royale, porteuse de paix et de stabilité dans une région d’Afrique du nord qui en a tant besoin, écrit, vendredi, le journal américain à grand tirage le Huffington Post, dans une analyse intitulée: « Le discours fort du Roi offre une opportunité au Polisario ».

« Le roi Mohammed VI a donné un discours, qui interpelle à plus d’un titre grâce à la force de sa teneur, un discours qui contient la clé de la paix et de la stabilité dans une région d’Afrique du nord plus volatile que jamais », souligne l’auteur de cette analyse, Ahmed Charai, éditeur et membre du conseil d’administration de plusieurs think tanks américains, en faisant observer que le haut sens de la mesure de l’adresse Royale trace le cadre et les contours d’un règlement définitif du conflit du Sahara qui n’a que trop duré.

Le Huffington Post relève, dans ce contexte, que le roi a insisté sur les droits irréfragables du Maroc sur son Sahara, une vérité historique que nul ne peut ignorer et qui se trouve aujourd’hui consolidée par une réalité sur le terrain qui fait des provinces du sud, une région de prospérité et d’épanouissement pour les citoyens dans l’ouverture et la diversité.

Cette partie du Royaume, poursuit la publication américaine, connaît un boom économique plaçant l’individu au centre des stratégies de développement grâce à des investissements ininterrompus de plusieurs milliards de dollars, dédiés à la construction d’aéroports, d’autoroutes et de logements, entre autres grands projets structurants.

Le secteur privé n’a pas été du reste, poursuit-on, dans la mesure où une dynamique vertueuse emboîte le pas aux efforts de l’Etat pour édifier des établissements hôteliers et des entreprises dans les différents secteurs d’activité, ce qui s’est répercuté positivement sur le marché de l’emploi et les opportunités offertes à la jeunesse.

Et de noter que la ville de Dakhla, qui n’était qu’une caserne militaire espagnole en 1975, véhicule cette grande dynamique de développement, puisqu’elle est aujourd’hui une ville fière et active grâce, entre autres, aux activités économiques induites par son port, tant et si bien que Dakhla est aujourd’hui citée en modèle de développement à suivre par les leaders des pays de la région.

Le discours royal tord ainsi le cou aux préjugés et aux idées fausses, souligne le Huffington Post, rappelant que pour chaque dirham produit par les provinces du sud, sept autres de plus sont affectés par l’Etat marocain sous forme d’investissements, de subsides ou encore en matière de dépenses.

La publication indique, dans ce sens, ce qu’avait dit le souverain dans le discours prononcé à l’occasion du 39ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte: « L’affaire du Sahara n’est pas la cause des sahraouis uniquement. Le Sahara est l’affaire de tous les Marocains. Et, comme je l’ai dit dans un discours précédent : le Sahara est une question d’existence et non une question de frontières ».

Le souverain a ajouté: « Il est un fait que ce que produit le Sahara ne suffit pas à satisfaire les besoins de base de ses populations. Et je le dis en toute franchise: les Marocains ont supporté les coûts de développement des Provinces du Sud. Ils ont donné de leurs poches, et prélevé sur les moyens de subsistance de leurs enfants, pour que leurs frères du Sud puissent vivre dignement ».

L’auteur de l’analyse relève, dans ce contexte, qu' »au moment où les séparatistes fabriquent des bombes et entravent le processus de négociation, le Maroc a mis en place une économie moderne dans les provinces du sud ».

Etant donné la réalité historique et celle sur le terrain, poursuit le Huffington Post, « le Maroc ne peut en aucun cas être l’équivalent diplomatique d’un mouvement séparatiste dirigé par une dictature sur un terrain emprunté, au sud-ouest de l’Algérie, une zone de non droit où prospèrent les trafics de tous genres et où sévit un déni le plus total des droits humains les plus élémentaires ».

« Ces fausses équivalences ne font que retarder l’aboutissement à un règlement politique définitif à la question du Sahara », regrette le Huffington Post.

09/11/2014