Human Rights Watch dénonce la séquestration, dans les camps de Tindouf, de femmes venues d’Espagne rendre visite à leurs familles et n'ayant jamais pu regagner leur lieu de résidence.

L’organisation internationale Human Rights Watch réagit dans l’affaire des séquestrations dont sont victimes les femmes dans les camps de Tindouf et dénonce les pratiques du Polisario.

Assabah, qui revient sur ce sujet dans son édition du vendredi 16 décembre, affirme que ces femmes sont privées de liberté de circuler en dehors de la zone. Certaines jeunes filles sont même interdites de rejoindre leur famille d’adoption en Espagne.

 

Citant un rapport de l’instance, le journal cite en exemple le cas d’une Sahraouie qui a tout simplement été empêchée de rentrer en Espagne après avoir rendu visite, pendant une semaine, à sa famille à Tindouf. Le Polisario l’a privée de son passeport, ce qui a constitué une excuse pour les autorités algériennes qui ont empêché sa sortie vers l’Espagne, Tindouf étant un territoire se trouvant en Algérie.

 

Assabah précise que le rapport de Human Rights Watch souligne que la famille de cette femme a prétendu que celle-ci ne voulait pas quitter les camps, sachant que la principale intéressée n’a à aucun moment pu accéder à un territoire neutre où elle aurait pu clairement s'exprimer quant à ce qu’elle souhaite vraiment. Le même rapport précise que le Polisario, à maintes reprises, a annoncé qu’il garantissait aux visiteurs des camps la liberté de rentrer chez eux, mais cela n’est resté que théorique.

 

Le rapport de HRW insiste sur le fait que ces déclarations du Polisario ne sont pas accompagnées d’une réelle volonté politique, ce qui prive les visiteurs de leurs droits. Cette situation pousse aujourd’hui l’organisation internationale à réclamer que les différents engagements pris par le Polisario vis-à-vis des instances internationales soient revus, vu que la pseudo RASD n’a jamais pu régler des cas de séquestration comme celui dont est victime cette femme.

 

Le quotidien rappelle aussi que des personnes, principalement des femmes, sont empêchées depuis au moins trois ans de rentrer chez elles, notamment en Espagne.

16/12/2016