Lors d’une rencontre organisée mardi 11 juillet au Parlement européen par le parti espagnol Podemos, une militante de cette formation a osé un étonnant rapprochement entre les événements d’Al Hoceima et le Polisario. Mal lui en a pris.

 

Le rapprochement est pour le moins hasardeux et l’ignorance de son auteur désormais établie. Lors d’une rencontre organisée par cette formation politique, mardi 11 juillet au Parlement européen,  une journaliste proche du parti Podemos en Espagne, Patricia Campelo, n’a pas hésité à établir un parallèle entre les manifestations d’Al Hoceima, au caractère strictement social et économique, avec l’agenda séparatiste du Polisario. Pour elle, les deux «luttes» sont identiques. Pire, elle a surfé sur les événements du Rif, uniquement pour parler du Sahara et réciter la litanie de l’exploitation des richesses de la région par le Maroc.

 

Face à un auditoire composé notamment d’activistes favorables au «Hirak», en Belgique et en Espagne, de militants Podemos et du parti radical espagnol Gauche unie, ce dérapage n’a pas manqué de faire réagir. De nombreuses personnes défendant les manifestations d’Al Hoceima ont menacé de quitter la salle, car à leurs yeux le sujet évoqué par la journaliste militante de Podemos «ne fait pas partie de leur combat».

 

L’avocat Abdessadek El Bouchtaoui a notamment dénoncé les propos comparant Al Hoceima et le Polisario et exigé leur retrait. «Le Polisario est une bande de mercenaires. Vous devez plutôt enquêter sur les violations perpétrées par ces criminels terroristes dans les camps des séquestrés à Tindouf. Notre combat social légitime n’a rien à voir avec cette question», a-t-il déclaré.

13/07/2017