Plusieurs parlementaires et intellectuels congolais ont affirmé qu'il n'y a pas d'Union africaine (UA) sans le Maroc, soulignant que les dirigeants africains devraient s'investir et voir de quelle manière le Royaume, un des pays fondateurs de l'OUA et un des modèles de développement en Afrique, pourrait réintégrer l'UA et apporter son expérience au développement global du continent.
 
Loma Djesa Come, de l'Institut congolais des études stratégiques et environnementales, cité lundi par le journal kinois "L'Observateur", a qualifié de "douloureuse" l'absence du Maroc au sein de l'UA. "Nous savons parfaitement les causes pour lesquelles une injustice grave et historique de l'Organisation ont été commises", a-t-il indiqué, ajoutant "qu'au moment où l'OUA/UA souffle ses 50 bougies, l'heure est venue pour que les dirigeants africains corrigent cette grave injustice".
 
Pour les députés congolais, Jean-Claude Vuemba et Patrick Bolonya, "dirigeants africains, parlementaires, société civile et intellectuels, tous, doivent mener des actions pour que le Maroc reprenne sa place au sein de l'UA". "Pour nous, il n'y a pas de véritable UA sans le Maroc, ce pays dont le modèle de développement est un exemple pour l'Afrique", ont-ils affirmé cités par le même journal.
 
Pour sa part, l'avocat Simon Boka Di Mpasi Londi, a noté que le retour du Maroc pourra permettre à l'UA de relever les grands défis auxquels l'Afrique fait face, notamment la relance de la croissance économique, l'intégration régionale et la lutte contre la pauvreté et le terrorisme.
 
"Le Maroc, pays émergent qui bénéficie déjà du statut-avancé auprès de l'Union européenne, peut apporter son expertise et son savoir-faire au sein de l'UA", a expliqué M. Mpasi Londi.
 
De son côté, Malou Mbela, journaliste et chroniqueuse politique a relevé que le retour au Maroc au sein de l'UA sera une valeur-ajoutée dans le processus d'intégration économique du continent et du nouveau partenariat pour le développement (Nepad).
 
"Il faut que les dirigeants africains se battent pour le retour du Maroc au sein de l'UA (...). Au moment où les grands ensembles se créent et créent de nouvelles alliances et renforcent leur espace économique par de nouveaux pôles de développement, il est hors question que l'Afrique soit le seul continent qui fasse exception", a-t-elle dit ajoutant que "les Etats-Unis d'Afrique qui est le rêve de tout le monde aujourd'hui ne peut se construire sans le retour du Maroc au sein de l'UA".
 
Pour le président de l'Union internationale de la presse francophone (UPF), section République du Congo, et éditeur du journal "L'Echos" de Brazzaville, cité également par "L'Observateur", "le départ du polisario de l'UA est aujourd'hui justifié du fait que cette organisation est accusée de graves violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, avec en filigrane le détournement de l'aide humanitaire destinées aux populations séquestrées dans ces camps situés sur le territoire algérien".
 
Depuis l'année 2002, des hommes et femmes du monde de la culture et des sciences, regroupés au sein d'un Comité africain d'initiative, avaient lancé un appel pour le retour du Maroc au sein de l'UA, rappelle encore le quotidien kinois.(MAP) HK---BI. AJ. 
28/05/2013

Commentaires (1)

  • anon
    Messmar (non vérifié)

    L'Union africaine sans le Maroc et la RASD comme "Etat" membre cela ne peut qu'interpeller les consciences africaines. Le conflit imposé au Maroc par l'Algérie s'est amplifié jusque dans l'U.A. en prenant des dimensions et des proportions qui relèvent du gag politique.
    L'union africaine aurait certainement pu jouer un rôle déterminant dans ce conflit mais la démagogie l'a emporté sur la raison. Aujourd'hui, on constate avec amertume qu'elle s'est exclue d'elle-même de cette responsabilité. Elle a sous estimé la détermination du Maroc et ses sentiments légitimes sur son intégrité territoriales. De nombreux Etats retirent les uns après les autres leur reconnaissance au Polisario. L'Union africaine manque de courage et sera sans doute la dernière de la classe à aller dans le même sens. Mon seul message à l'U.A. est le suivant: "La détermination du peuple marocain sur son Sahara est sans limite. Il en va de son identité la plus profonde". Si l'U.A. persiste c'est son affaire, mais une affaire foireuse.

    Jan 30, 2014