La récente visite à Washington du président du conseil espagnol, Mariano Rajoy, a été l’occasion pour l’administration Obama de lui soumettre une demande d’augmentation des effectifs des forces spéciales US, déployées dans la base andalouse Morón de la Frontera à Séville.

Les commandos US actuellement en déploiement à la base de Morón sont au nombre de 500, ils y avaient été installés en avril dernier, suscitant une violente réaction verbale de la part du pouvoir algérien, qui se sentait concerné plus que tous dans la région, par la présence de ces forces.

Selon le quotidien espagnol El Pais, la nouvelle demande américaine à Madrid, concerne une augmentation des effectifs de ces troupes de 250 soldats, portant ainsi, le nombre de ces commandos d’intervention rapide à 750, qui seraient épaulés de 8 avions, deux avions de ravitaillement KC- 130, et six V-22 Osprey.

Le quotidien londonien Al Quds Al Arabi, a indiqué pour sa part, que cette augmentation de forces américaine à Morón de la Frontera est justifiée par l’instabilité en Algérie, proie à un risque de dislocation à tout moment, qui peut nécessiter pour les américains d’intervenir sur place, pour sécuriser leurs rares ressortissants qui y vivent.

La faiblesse physique du président Abdelaziz Bouteflika et le malaise social explosif en Algérie, en témoigne, les récents carnages à Ghardaïa, font que le pays, aux yeux inquiets des américains, est au bord de l’anarchie généralisée et incontrôlée.

21/01/2014