John Kerry annoncé à Alger et l’'espoir' d’un anti-marocanisme américain y grandit

L’annonce a été faite par des sources diplomatiques algériennes, décrites comme ‘‘anonymes et très introduites’’, par le ‘Islamic Republic Of Iran Brodcasting (IRIB)’ qui les a cité. 

 

L’organisation IRIB qui contrôle la télévision et la radio iranienne, a déclaré avoir obtenu de ces sources algériennes ‘anonymes’, en marge de la visite du premier ministre français en Algérie, que Kerry viendra aussi à Alger à la recherche dixit : ‘‘d’un appui solide sur lequel les USA vont compter pour protéger leurs intérêts en Afrique du Nord’’. 

 

La même source a concédé néanmoins que Kerry se rendra également au Maroc et que sa visite dans la région, n’englobera pas la Tunisie, ni la Libye.

 

ALGER PRÉFÈRE KERRY À CLINTON

IRIB a dit que ses sources algériennes ‘anonymes’ lui ont affirmé, que les autorités algériennes préféraient de loin, John Kerry à sa prédécesseur Hillary Clinton à cause de la proximité de celle-ci avec le Maroc. 

 

‘‘On se réjouie de l'arrivée de John Kerry avec qui nous convergeons sur de nombreuses questions qui concernent la région, beaucoup mieux que l'ancienne secrétaire d'Etat, Hillary Clinton’’ a déclaré la source diplomatique algérienne ‘anonyme’ selon IRIB.

 

LES USA NE CHANGENT PAS LEUR POSITION SUR L’AFFAIRE DU SAHARA

Si les dirigeants algériens voient monter en eux, l’espérance d’une position américaine anti-Maroc, à l’occasion de l’arrivée de John Kerry, reste à savoir que ni l’identité ni les ‘intérêts personnels’ du secrétaire d’Etat américain, ne peuvent influer sur la politique étrangère des USA, qui reste déterminée selon des axes stratégiques prédéfinis. 

 

C’est d’ailleurs ce qu’a pertinemment expliqué, l’ambassadeur des USA à Alger, Henry S. Ensher, qui a beaucoup déçu, en déclarant la semaine dernière, lors d'une conférence de presse au siège de son ambassade à Alger, que ‘‘la politique des Etats-Unis envers la question du Sahara n'avait pas changé et que son pays ‘‘appuie’’ toujours les efforts des Nations unies pour le règlement de cette question’’.