L’Algérie épinglée devant l’ONU

L’Algérie a été foncièrement prise à partie et épinglée par de nombreux pétitionnaires qui participaient au débat de la 4ème commission de l’ONU autour du conflit du Sahara Occidental.
Le représentant algérien auprès de l’Onu, a été bombardé de toute part, par les ONG et experts internationaux qui reprochent à son pays d’utiliser la carte du Polisario à des fins d’expansion hégémonique et de leadership dans la région au détriment du voisin marocain.
L’un des intervenants, Ahmedou Hmayen, un ancien magistrat du soi-disant “tribunal militaire” du Polisario, n’a pas ménagé, lui aussi, le régime algérien mardi, devant la 4ème Commission actuellement réunie à New York.
Il accuse l’Algérie d’être à l’origine de l’impasse dans laquelle se trouve la question du Sahara, accusant les dirigeants d’Alger de chercher à envoyer aux calendes grecques, toute proposition de règlement du conflit autour du Sahara marocain.
“Si le pouvoir de prise de décision dans les camps de Tindouf avait été entre les mains des Sahraouis, la question du Sahara aurait trouvé, depuis de longues années, son chemin vers le règlement”, a fait observer Hmayen. Mais déplore-t-il, l’Algérie qui « abrite les camps ne veut pas de solution, car la pérennisation du conflit fait partie de sa stratégie de chantage” qu’elle exerce contre le Maroc.
Hmayen qui a regagné dernièrement le Maroc, a de même dénoncé l’exclusion de “l’élément sahraoui” de l’équation du règlement du conflit, affirmant que l’absence d’une solution est le corollaire direct de cette exclusion.
Les Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf sur le sol algérien, et qui sont directement concernés par ce conflit, a-t-il regretté, n’ont jamais été consultées ni mis à contribution dans les décisions concernant leur avenir.
S’appuyant sur sa longue expérience en tant que magistrat au service du Polisario, Ahmedou Hmayen assure que la solution à ce conflit est entre les mains de l’Algérie, déplorant les tergiversations et le louvoiement du régime algérien et son refus de s’impliquer sérieusement dans un règlement politique négocié du litige territorial opposant le Maroc au Polisario.
S’agissant de sa mésaventure à Tindouf, l’ancien magistrat raconte qu’il était « pris en otage par les dirigeants du Polisario et leurs manipulateurs” algériens, et qu’à présent, cette situation lui donnait tellement de remords qu’il aurait souhaité “plutôt être derrière les barreaux”.
Belhouari Hamid

16/10/2015