L’Algérie par la voix de son président, s’est encore une fois adonnée à son exercice favori consistant à contrecarrer la dynamique de recherche d’une solution politique consensuelle et négociée de la question du Sahara, dans laquelle s’est inscrit de bon aloi le Royaume du Maroc.

En témoigne la démarche saugrenue à laquelle vient de procéder le pays voisin, en cherchant à ressusciter, à l’occasion d’une rencontre orchestrée par ses soins à Abuja, l’approche obsolète et surannée consistant à vouloir créditer obstinément l’idée de la viabilité d’une entité fantoche sur une portion du territoire marocain, au nom d’une interprétation biaisée, unilatéraliste et tendancieuse du principe de l’autodétermination.

Dans un message prêté par l’agence officielle algérienne APS, au président algérien Abdelaziz Bouteflika, lu en son nom par un membre de son gouvernement devant une conférence factice à Abuja, le président algérien s’est, en effet, soudain avisé que les droits de l’homme lui tiennent tellement à cœur, dès lors qu’il a cru pouvoir marquer des points sur ce registre au détriment du Royaume, selon la conception singulière et désuète qu’il a des enjeux régionaux, dont il tient les repères de l’époque de la guerre froide.

En agissant de la sorte, le président algérien fait fi de toutes les évolutions positives qu’a connues la question du Sahara et le registre des droits de l’homme plus particulièrement, du fait même de la dynamique vertueuse enclenchée par le Maroc, tant en direction des instances onusiennes, que vis-à-vis de ses provinces du Sud et dont les résultats probants ont imprégné de façon éclatante tous les aspects de la vie dans les provinces du sud, que ce soit sur les plans économique, social, culturel qu’en matière de promotion des droits humains.

En cherchant ainsi à faire allègrement l’impasse sur les progrès qui ont jalonné les démarches de coopération du Maroc avec l’ONU pour favoriser une solution consensuelle négociée à ce conflit, le Président algérien – après une longue éclipse qui maintient d’ailleurs en suspens plusieurs interrogations sur la réalité du pouvoir en Algérie-, a cru opportun de se signaler par une sortie malencontreuse faisant l’impasse sur tous les progrès enregistrés patiemment depuis de longues années sur ce dossier, et vouloir ramener par enchantement toute la question à la case départ.

S’il a un quelconque mérite, le message du président algérien aura du moins montré avec éclat les ressorts profonds qui président à la position maximaliste du pays voisin sur ce dossier depuis son déclenchement, celle de vouloir coûte que coûte imposer au Royaume du Maroc une entité fantoche, de surcroît sur une portion même du territoire marocain, en choisissant dès le départ d’instrumentaliser un principe universel sacro-saint; celui du droit à l’autodétermination, pour en donner une acception tronquée, biaisée et unilatéraliste, excluant ainsi toutes les autres formes, telle que l’autonomie élargie, que ce principe a revêtu dans différentes situations posées à la communauté internationale de par le monde.

Assurément, dans ce jeu d’instrumentalisation du droit international et des droits de l’homme plus spécialement, l’Algérie ne trompe plus personne, elle qui a fait fi des démarches bien-intentionnées émanant des organisations internationales et des instances et ONG les plus crédibles, qui ont consigné ses violations systématiques des droits humains les plus élémentaires, érigées en politique étatique durant la période sanglante de la lutte contre les groupes armés en Algérie, et dont les victimes continuent à réclamer vainement réparation et identification des auteurs de tels crimes, sans obtenir le moindre écho de la part des décideurs.

Quant au Maroc, il n’a cure de ces récriminations et de ces dénigrements qu’il sait motivés par des enjeux de politique politicienne et des impératifs de repositionnement sur l’échiquier régional, après des déconvenues retentissantes dans moult forums internationaux, doublées de ratages avérés qui maintiennent sous perfusion le système de gouvernance interne algérien.

Le Royaume, en revanche, s’est résolument et irréversiblement inscrit dans une dynamique salutaire de progrès, de renouveau et de réformes démocratiques, fort en cela de l’implication de toutes ses forces vives, particulièrement les acteurs politiques et les potentialités créatives de la société civile, jusque dans les démembrements les plus infimes des provinces sahariennes.

Il en donne la démonstration éclatante à travers la dynamique globale et multidimensionnelle en cours, dans la foulée notamment des innovations marquantes apportées par la nouvelle constitution, qui a balisé la voie à la mise en œuvre de la régionalisation avancée dans les provinces du sud, adossée au volet économique en ce qu’il a trait à la concrétisation du nouveau modèle de développement économique, dont la conception a été récemment parachevée par les soins du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et ce, en perspective de l’octroi de l’autonomie aux provinces du Sud, gage de progrès et cadre d’épanouissement citoyen.

 Par Abderrahim El Hadad.

 

 

28/10/2013