Les élus et chioukhs des tribus sahraouies des provinces du Sud ont souligné lors d’une réunion, jeudi, avec l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Christopher Ross, que l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc constitue la seule et la plus efficiente solution pour le règlement de la question du Sahara.

Dans des déclarations à la presse, ils ont indiqué avoir fait part à M. Ross de «la conviction constante» des Sahraouis quant à la pertinence de cette initiative, rappelant qu’ils ont contribué à son élaboration à travers notamment le Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS).

«Nous avons transmis à Christopher Ross un message, en tant qu’élus et représentants légitimes ayant le droit de parler au nom de la population des provinces du Sud, dans lequel nous lui avons fait part de notre vision et notre conviction concernant la proposition d’autonomie présentée par le Maroc», a indiqué le président du conseil de la région de Oued-Eddahab-Lagouira, El Mami Boussif.

«Nous avons le droit d’exprimer notre vision concernant le règlement de cette question en tant qu’élus représentant la majorité des habitants des provinces du Sud», a-t-il ajouté, formant le vœu de voir M. Ross «amener l’autre partie à se libérer de la tutelle de l’Algérie, de manière à pouvoir prendre une décision qui tiendra compte des intérêts de la région, qui fait face à des défis majeurs liés au développement, au terrorisme, à l’immigration clandestine, à la contrebande et au trafic de drogue».

«L’initiative d’autonomie est la seule solution possible pour régler la question du Sahara et nous refusons toute autre proposition», a lancé, pour sa part, Abdellah Assalhi, l’un des chioukhs chargés de l’opération d’identification.

Lors de cette rencontre, l’accent a été mis sur la forte conviction des habitants des provinces du sud quant à l’importance cruciale que revêt l’intégrité territoriale du Royaume, a indiqué de son côté Idrissi Hasna Idrissi, un des chioukhs des tribus sahraouies, ajoutant que M. Ross s’est engagé à organiser des rencontres avec les chioukhs, les notables et les représentants de la population en vue d’amorcer un dialogue fructueux et constructif.

M. Ross poursuivra sa visite dans la ville de Laâyoune avec une série de rencontres avec les autorités locales, les chioukhs des tribus sahraouies, des membres du CORCAS, des acteurs de la société civile et des défenseurs des droits de l’Homme. 

Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud appelle à la levée du blocus imposé aux camps de Tindouf

Le militant sahraoui Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud a appelé à la levée du blocus imposé aux séquestrés dans les camps de Tindouf dans le Sud de l’Algérie, du fait des «mesures sécuritaires étouffantes».

Depuis la capitale mauritanienne où il réside, depuis son expulsion par le polisario il y a deux ans, Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud a lancé un appel, dont copie est parvenue à la MAP, affirmant que les sahraouis des camps de Tindouf sont traités d’une manière humiliante et indigne au niveau des points de contrôle, surtout de la part des unités de contrôle algériennes .

Dans son appel, lancé à l’occasion de la visite de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara Christopher Ross, Mustapha Ould Salma a indiqué avoir lui-même effectué, récemment, une tournée aux frontières nord de la Mauritanie où il a rencontré nombre d’habitants des camps de Tindouf qui se sont plaints des mesures sécuritaires coercitives et du blocus des camps, lesquels sont entourés d’un mur de sable surveillé par des unités mobiles de l’armée algérienne.

Malgré ce blocus implacable imposé aux camps de Tindouf et les mesures sécuritaires étouffantes, les médias qui se disent indépendants ferment l’oeil sur ces pratiques, a dénoncé Ould Sidi Mouloud, exhortant ces tribunes à mettre en lumière les souffrances quotidiennes des séquestrés de Tindouf.

02/11/2012