L'opposant a également souligné que le régime algérien utilise le problème du Sahara pour servir certains objectifs politiques et non pour "défendre une juste cause".

 

Ali Belhadj a appelé dimanche à l’ouverture des frontières entre le Maroc et l’Algérie afin de "renforcer les liens religieux, linguistiques, historiques et de parenté entre les deux pays", a rapporté Quds Press. Le numéro 2 du Front islamique du salut a déploré le fait que des personnes qu’il décrit comme raisonnables et sages ne puissent pas "communiquer leur opinion et leurs requêtes pour une fin de la crise politique entre le royaume et son voisin". Une issue qui favoriserait les visites mutuelles et promouvrait la réconciliation.

 

Le populaire opposant a également souligné que le régime algérien utilise le problème du Sahara pour servir certains objectifs politiques, pas pour "défendre une juste cause". Et d’appeler les leaders du Polisario à agir de façon avisée et se défaire de toute pression externe afin de discuter avec le Maroc pour trouver une solution.

 

Belhadj a par ailleurs appelé le royaume à reconnaître ses erreurs au sujet des habitants du Sahara, les corriger et rendre leurs droits à ces populations. "La séparation n’est pas la bonne décision car si chaque communauté qui se sent opprimée dans son pays décide de se séparer, de nombreuses communautés le feraient dans les pays arabes". Et de conclure que les parties islamiques doivent se reformer, combler leurs lacunes et rester fidèles à leurs principes, "libres de toute influence politique".

08/06/2016