L'armée malienne trouve une carte d'identité militaire dans la poche d'un terroriste tué

Un soldat du Polisario a trouvé la mort alors qu’il combattait aux côtés de Jound Al Khilafa, antenne algérienne de Daach, révèle l’armée malienne.

Une nouvelle preuve de l’implication du Polisario dans l’activité terroriste dans la poudrière sahélo-saharienne. "Un militaire du front séparatiste combattait bel et bien dans les rangs de Jound Al Khilafa, succursale algérienne de l'organisation d’Abou Bakr Al Baghdadi", rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribiya, dans son édition de ce mercredi 15 octobre. "L’identité de ce militaire, tué dans une embuscade tendue par l’armée malienne à une escouade de Jound Al Khilafa, très active au nord du Mali, a été établie et révélée par les autorités de Bamako", souligne la publication. Il s’agit du dénommé Ahmed Saïd Salem Ahmed, qui a rejoint la soi-disant "armée sahraouie" le 17 septembre 2002 sous le matricule 2186. Une précieuse révélation, qui atteste du bien-fondé des alertes déjà lancées par le royaume sur une conversion avérée du Polisario dans l’activité terroriste, et relayées, à l’international, par de prestigieux instituts d’études stratégiques dont l’European strategic Intelligence and security center, dont le président, Claude Moniquet, avait signé en mai 2010  un excellent livre sous ce titre révélateur : "Le front Polisario et le développement du terrorisme au Sahel".

Les géo-stratèges déclenchent le dispositif d’alerte

"Les liens entre le délitement du front Polisario et le développement du terrorisme au Sahel sont de plus en plus étroits et l’effondrement de ce mouvement alimente l’activité de l’Organisation d’Al Qaïda au Maghreb islamique», avait alerté l’ESISC, il y a maintenant quatre ans. Sur cette lancée, une autre "gifle avait été administrée au Polisario par le think tank américain Potomak Institute for policy studies, à travers un appel à la communauté internationale pour une intervention urgente contre les menaces croissantes que font planer les terroristes sur les camps de Tindouf", rappelle Al Ahdath Al Maghribiya. La révélation, faite aujourd’hui par l’armée malienne, ne laisse donc aucun doute sur cette dangereuse connexion entre le Polisario et les mouvements terroristes s’activant sur l’axe Alger-Bamako-Niamey. Pour rappel, le ministre malien des Affaires étrangères, Tiéman Coulibaly, avait déclenché le dispositif d’alerte en dévoilant en 2013 que "5.500 à 7.000 hommes, majoritairement des sahraouis venus des camps de Tindouf, combattraient aux côtés de différentes organisations terroristes implantées dans le nord du Mali", dont AQMI, Ansar Eddine et … maintenant Jound Al Khilafa qui a dernièrement prêté le serment d’allégeance à l’hydre terroriste de Daach.

Daach infiltre les mosquées de Tindouf !

"Des tribus sahraouies à Tindouf ont averti qu’un courant takfiriste a commencé à faire du prosélytisme dans les mosquées de Tindouf pour exhorter les jeunes sahraouis à rallier la pieuvre de Daach", fait constater le quotidien Al Massae, dans sa livraison de ce mercredi 15 octobre. "Des médias relevant du front Polisario ont rapporté que des éléments appartenant au courant takfiriste squattaient les mosquées de Tindouf pour faire de la propagande pro-Daach, en projetant des vidéos montrant des scènes d’égorgement sous les cris d’Allah Akbar", indique le quotidien, en ajoutant que "ce développement avait mis la puce à l’oreille des autorités algériennes qui se sont mobilisées pour convaincre les confréries soufies de la wilaya d’Adrar, sud algérien, de former des imams afin de barrer la route devant l’évolution rampante de l’idéologie de Daach". Une "mobilisation" à prendre avec des pincettes puisque le rôle joué par le renseignement militaire algérien dans le financement des mouvements terroristes n’est plus un secret pour personne. Tout le monde sait que le puissant Département du renseignement et de la sécurité, DRS, était bel et bien derrière la création et l’implantation des soi-disant Ansar Eddine au nord du Mali, avant d’être délogés en 2012 par l’armée française dans le cadre de l’opération Serval. Il n’est qu’à vérifier l’identité et les origines du dirigeant de ce mouvement pour percer le secret de cette nébuleuse terroriste. Il est question du terroriste Liad Ag Ghali, un ancien ami de Mohamed Abdelaziz, chef de la bande du Polisario. Voilà une autre preuve tout aussi tonitruante que le monde entier se doit de prendre au sérieux pour ne pas voir Tindouf se transformer, un jour, en véritable marécage de terrorisme.
 

15/10/2014