Le président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) Saïd Sadi

L'attaque spectaculaire, suivie d'une prise d'otages par un groupe terroriste dans le site gazier d'In Amenas dans le sud-est algérien, montre +l'échec du renseignement+ algérien et +l'incapacité d'anticiper sur une opération terroriste de grande envergure dans une zone stratégique+, a estimé le parti algérien le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD-opposition). 

  

Cette attaque +témoigne des limites d'une politique sécuritaire qui absorbe l'essentiel des capacités du pays dans le contrô le et la répression des mouvements politiques et sociaux+, a ajouté le Parti dans un communiqué rendu public lundi. 

  

Le parti a également critiqué la communication qui a accompagné l'attaque et la prise d'otages, notant dans ce sens que +la gestion désastreuse de la communication participe autant de l'habitude de l'opacité qui exclut le citoyen que de la peur de voir ses turpitudes éclater en plein jour+. 

 

+Sur le plan diplomatique, l'échec est sans appel puisque c'est le groupe terroriste reçu à Alger en grande pompe qui a été l'élément déclencheur de l'intervention militaire française au Mali. Politiquement, l'échec est également patent. Le pouvoir algérien qui s'est toujours positionné contre une intervention militaire au Mali a accordé l'autorisation de survol de l'espace aérien algérien à des avions militaires français+, souligne le RCD. 

 

Evoquant +l'échec du renseignement+ algérien, le parti d'opposition a ajouté que +l'incapacité d'anticiper sur une opération terroriste de grande envergure dans une zone stratégique est une donnée qui pose la question de la crédibilité de la formule de l'équation politico-militaire algérienne dans la région+. 

  

Pour le parti, +le fait que des terroristes en nombre important et massivement équipés aient réussi à passer par les frontières terrestres et s'infiltrer dans une zone censée être d'autant plus sécurisée qu'elle est mitoyenne d'un pays d'où ont essaimé des armes après une révolution chaotique, donne toute la mesure du caractère obsolète de la conception de la politique sécuritaire et de la définition des priorités nationales en matière de renseignements et de sécurité+. 

  

+L'incursion terroriste d'In Amenas vient nous rappeler que le terrorisme est toujours là et que les centres d'intérêt du pouvoir ne sont ni la sécurité du pays ni sa place dans le monde+, déplore le parti. 

 

Au total, 32 terroristes et 23 otages ont été tués dans l'assaut donné par l'armée algérienne pour libérer les otages algériens et étrangers retenus par le groupe terroriste sur le site gazier. 

  

Ce bilan provisoire donné par le ministère algérien de l'Intérieur risque d'être +revu à la hausse+, avait déclaré dimanche le ministre algérien de la Communication Mohamed Saïd. 

21/01/2013

Commentaires (2)

  • anon
    karim (non vérifié)

    C'est une scandale

    Jan 25, 2013