Washington : Le Leadership Council for Human Rights (LCHR), l'une des principales organisations des droits de l'Homme aux Etats-Unis, a observé le procès du groupe de 24 accusés, tueurs de policiers, lors des événements de Gdeim Izik en 2010.

 

Au Maroc l’on ne peut que constater l'engagement manifeste des autorités marocaines en faveur de l'Etat de droit.

Ainsi a souligné le LCHR par voie de communiqué, signé en son nom, par sa présidente, Kathryn Porter Cameron, qui est aussi fondatrice du Caucus des droits de l'homme au Congrès des Etats-Unis. 

«La justice militaire marocaine a tout normalement accepté les demandes de la défense des 24 prévenus, pour reporter le procès au 8 février prochain, a fin que les avocats puissent approfondir leurs dossier et convoquer leurs témoins» a relevé le LCHR. 

Il rappelle, dans ce contexte, qu'en novembre 2010, «les autorités marocaines avaient permis à un groupe de Sahraouis de mettre en place un camp dans la banlieue de Laâyoune pour réclamer de meilleurs logements et opportunités d'emplois … Les autorités locales avaient même approvisionné les camps de protestation en eau, nourriture et garanti la sécurité et la liberté de mouvement des manifestants dans et en dehors des camps». 

Le LCHR a relevé alors que «les autorités marocaines étaient prêtes à trouver un compromis avec les représentants des manifestants, sauf que des agents provocateurs du Polisario avaient lancé une opération visant à faire dérailler les pourparlers en cours, et créer le chaos afin d'envenimer la situation».    

«Ces éléments extrémistes, armés par les séparatistes s'étaient attaqués au personnel affecté au maintien de la paix et de la sécurité dans les camps en lançant des cocktails Molotov, des bouteilles de gaz et usé de couteaux et de sabres pour tuer des gardes de sécurité non armés» relate le LCHR, relevant que «la sauvagerie extrême de la bande criminelle avait conduit certains d'entre eux à uriner sur les corps des victimes… 11 membres des forces de sécurité non armés ont été cruellement tués selon des méthodes des terroristes d'Al-Qaïda». 

  Kathryn Porter Cameron conclut en fin que «toutes ces atrocités sont documentées et peuvent être vues sur YouTube, au moment des missions d'enquête ont été conduites et leurs résultats ont été validées par des gouvernements étrangers, des médias, la mission de l'ONU à Laayoune ainsi que l'organisation Human Right Watch , reconnaissant tous, qu'aucun Sahraoui n'avait été maltraité lors du démantèlement du camp de protestation et que par contre, des membres des forces de sécurité non armés avaient été victimes de massacres de la part d'un groupe, rompu aux méthodes d'Al-Qaida, ayant infiltré le camp». 

Le Leadership Council for Human Rights lance, alors, un appel aux ONG internationales y compris celles proches du pouvoir algériens, pour «faire montre d'objectivité et de sympathie à l'égard des familles des membres des forces de sécurité non armés qui ont été abattus de sang-froid».

 

 

04/02/2013