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L'Egypte soutient la demande du Maroc de réintégrer l'Union africaine, a affirmé un diplomate égyptien, estimant que le royaume a un rôle important à jouer pour aider la structure panafricaine à relever les défis du continent.

 

L'Egypte, après avoir reçu un mémorandum officiel de la part de la commission de l'UA, a décidé de soutenir la demande du Maroc de réintégrer le giron africain, a annoncé le quotidien égyptien Achorouk via son site digital, citant une source diplomatique accréditée auprès de l'organisation panafricaine.

 

"Il n'y a aucun empêchement à ce que l'Egypte appuie la demande du retour du Maroc dans le giron africain, l'Egypte et le royaume du Maroc ayant des liens fraternels très forts", a affirmé le diplomate égyptien au quotidien caïrote, faisant état de "concertations" entre le Maroc et les pays arabes, d'une part, et entre le Maroc et des pays africains amis, au sujet du retour du Maroc au sein de l'Union africaine, qui sera discuté lors du prochain Sommet des chefs d'Etats et de gouvernements africains en janvier 2017 à Adis Abeba, en Ethiopie.

 

"Le retour du Maroc impactera positivement l'action de l'Union africaine et son apport sera sans doute important pour l'aider à relever les défis auxquels fait face le continent africain", fait valoir le diplomate égyptien.

 

«Le Royaume du Maroc a officiellement soumis une requête en vue d'accéder à l'Acte constitutif de l'Union africaine et, de la sorte, en devenir un membre», a indiqué l'UA dans un communiqué, diffusé le 23 septembre courant, deux mois après que le Maroc a manifesté son désir de réintégrer l'Organisation.

 

Dans un message adressé depuis Rabat au Sommet de l'UA organisé mi-juillet à Kigali, le roi Mohammed VI avait affirmé que le moment était venu "pour que le Maroc retrouve sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle".

 

Le Maroc avait décidé en 1984 de quitter l'Organisation de l'union africaine (OUA), qui a précédé l'Union africaine, à la suite de l'admission en son sein de la "RASD".

 

Fin juillet, Mohammed VI avait déclaré que la récente décision du Maroc de réintégrer l'UA ne signifiait pas le renoncement du royaume à ses droits sur le Sahara.

 

01/10/2016