Le président de l'Association dominicaine d’Amitié avec le Maroc (ADAMAR), Luis Gonzalez, a affirmé que les propos du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, lors de sa dernière visite dans la région, sont en "violation flagrante du devoir d'impartialité et d'objectivité" du SG de l'ONU.

 

Les dérapages verbaux du secrétaire général de l'ONU, en particulier l'utilisation du terme "occupation" pour qualifier le recouvrement par le Maroc de ses provinces du sud, sont une "violation flagrante de la neutralité de l'Organisation onusienne", et vont à l’encontre des résolutions du Conseil de sécurité, a indiqué Gonzalez dans un communiqué.

 

Il a souligné que l’utilisation du terme “occupation” constitue un "parti pris" aux thèses de l'Algérie et du Polisario et un "incident sans précédent" dans les annales de l'Organisation.

 

Gonzalez, qui est également professeur de sciences politiques à l'Université Unicaribe à Saint-Domingue, a estimé qu’en déclarant que les membres du personnel de la MINURSO étaient "prêts à organiser un referendum sur l'autodétermination au Sahara", Ban Ki-moon fait fi, non seulement des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité qui visent à parvenir à une solution politique et mutuellement acceptable, mais également des efforts déployés par le Maroc pour régler la question du Sahara sur la base du Plan d'autonomie, sous souveraineté marocaine.

 

Il a, par ailleurs, relevé que le secrétaire général aurait dû appeler au recensement de la population des camps de Tindouf et à la fin du détournement, à grande échelle, par l’Algérie et le Polisario, de l’aide humanitaire internationale destinée aux camps, condamné au demeurant par l'office européen de lutte anti-fraude, au lieu d'appeler à une conférence des contributeurs.

 

Au moment où le Maroc s’attendait à des excuses pour apaiser les tensions, Ban Ki-moon a continué à défier le royaume, en allant jusqu’à nier le droit au peuple marocain de manifester pour condamner les propos du secrétaire général, a-t-il affirmé.

 

Gonzalez a mis en avant l’engagement total et permanent du Maroc en faveur de la paix et de la sécurité dans le monde, en dépit des propos "malheureux" du Secrétaire général, notant que le royaume a toujours fait part de sa volonté de soutenir les Nations Unies pour préserver la paix et la sécurité de par le monde.

ADAMAR a également exhorté le Secrétaire général de l'ONU à respecter son devoir d’impartialité consacrée par la Charte des Nations Unies, tout en tenant compte de la proposition présentée par le Maroc pour régler ce conflit artificiel.

02/05/2016