Jacob Zuma President of South Africa, Abdelaziz Bouteflika President of Algeria and Brahim Ghali leader of Polisario Mlitia

Les thèses des séparatistes du polisario ne trouvent plus preneur en Afrique, estime le portail panafricain Medafricatimes qui commentait la récente décision du Malawi de retirer sa reconnaissance de la fantomatique "rasd".

Le portail Medafricatimes souligne dans une analyse publiée lundi 8 mai, que l’initiative de Lilongwe illustre l’isolement de plus en plus clair des séparatistes en Afrique et dans le monde.

 

La décision, annoncée par le ministre malawien des Affaires étrangères Francis Kasayla à l’issue d’entretiens à Rabat avec son homologue marocain, Nasser Bourita, porte un coup dur au groupe soutenu par l’Algérie, note le portail.

 

Le Malawi rejoint ainsi les deux tiers des pays africains qui soutiennent la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud et qui ont appuyé le retour du royaume au sein de l’Union africaine, acté lors du 28e sommet africain, tenu en janvier dernier à Addis-Abeba, ajoute la même source.

 

Medafricatimes souligne, dans ce contexte, que ce retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle africaine a sonné le glas pour le polisario, dont les thèses séparatistes ne trouvent plus preneur en Afrique.

 

Plusieurs pays africains qui soutenaient le groupe ont revu leurs positions pour appuyer les efforts déployés par le Maroc en vue de tourner la page de conflit régional créé autour de son intégrité territoriale, poursuit le portail.

 

Le polisario continue d’essuyer les revers sur le plan international aussi, souligne Medafricatimes, se référant à la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

L’organe décisionnel de l’ONU a contraint le polisario à retirer ses milices de la zone tampon de Guergarat, sur les frontières entre le Maroc et la Mauritanie, rappelle le portail, ajoutant que la résolution 2351 du Conseil de sécurité a également consacré la prééminence du plan d’autonomie proposé par le Maroc, le qualifiant de base crédible pour une solution au conflit au Sahara.

 

Medafricatimes revient en outre sur la loi budgétaire 2017 des Etats-Unis, adoptée par le Congrès et promulguée par le président Donald Trump, prévoyant que les fonds destinés au Maroc sont également utilisables au Sahara marocain.

 

Cette mesure intervient après le soutien américain exprimé par Washington au plan d’autonomie marocain lors des débats ayant suivi l’adoption de la résolution 2351 au Conseil de sécurité, ajoute-t-on.

 

La loi budgétaire américaine encourage l’administration américaine à soutenir les investissements du secteur privé au Sahara marocain, indique le média, soulignant que le texte fait aussi allusion au détournement par le polisario de l’aide humanitaire destinée aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf, dans le Sud-Ouest de l’Algérie.

 

«Il est grand temps pour le régime algérien de réaliser que les thèses séparatistes qu’il soutient n’ont plus aucune raison d’être», conclut Medafricatimes.

 

11/05/2017