Un fils de notable, formé en économie à l'université de Grenade à l'époque coloniale, il est, depuis 2010, le premier wali (préfet de région) sahraoui de la Sakia el-Hamra. Rallié au Maroc dès mai 1975 après un court passage par le Puns, un parti autonomiste proche de Rabat, Khalil Dkhil est un pur produit du Makhzen - version service de l'État et loyauté absolue au trône. Ce gentleman réservé a commencé sa carrière comme ambassadeur à Cuba à l'âge de 30 ans, puis en ex-Yougoslavie, avant d'entrer au ministère de l'Intérieur. "Monsieur Sahara" Successivement gouverneur de Smara, Chefchaouen et Missour, il devient en 2000 le « Monsieur Sahara » du ministère.

Ultrasensible, le poste qui est aujourd'hui le sien ne laisse guère de place aux états d'âme, tout en l'obligeant à une recherche constante d'équilibre. Il a ainsi géré dans la fermeté les événements de Gdeim Izik, tout en s'efforçant de répondre au malaise social qui en était à l'origine. Tout récemment, informé de la présence à Laayoune d'une délégation d'indépendantistes basques et catalans venus soutenir les partisans du Polisario, il les a laissés opérer. Puis les a convoqués avant leur départ. Pour leur faire la leçon. Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Les Sahraouis : enquête sur des Marocains à part | Maroc : Khalil Dkhil, premier wali sahraoui de la Sakia el-Hamra | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

23/10/2012