Le Maroc a "toujours privilégié la négociation pour la récupération des différentes parties de son territoire" national, a souligné, lundi à New York, l'ambassadeur du Maroc à l'ONU, Mohamed Loulichki, en marge des travaux de la 4-ème commission des Nations Unies.

Le débat général qui marquera les travaux de cette commission sera l'occasion pour le Maroc de rappeler aux Etats membres "l'historique", à savoir notamment que le Royaume qui a été "sous un double protectorat a récupéré graduellement des parties de son territoire national" et ce, "toujours par la négociation".

"Nous avons pu récupérer différentes parties de notre territoire national entre 1956 et 1976 par la négociation", a-t-il insisté dans une déclaration à la presse, soulignant que "nous avons toujours systématiquement adopté cette démarche dans la perspective du parachèvement de notre intégrité territoriale".

Ce débat général, qui verra la participation de pétitionnaires des provinces du sud représentant corps élu et société civile, ainsi que des académiciens, experts et universitaires des quatre coins du monde en vue de réaffirmer la marocanité du Sahara et la pertinence du plan marocain d'autonomie, sera également l'occasion de se pencher sur le "contexte régional dans lequel se trouve la question du Sahara aujourd'hui", a précisé l'ambassadeur.

Il s'agit d'abord du contexte maghrébin qui est "prometteur", compte tenu des "initiatives entreprises récemment et des perspectives de la tenue, prochainement, d'un sommet maghrébin", a-t-il dit.

Il s'agit ensuite des défis posés par la situation sécuritaire "préoccupante" au Sahel, notamment au Mali. Cette question "interpelle tout le monde et nous touche aussi", a dit M. Loulichki, faisant observer que le Maroc est disposé à contribuer aux efforts internationaux pour restaurer l'intégrité territoriale du Mali et sauvegarder la stabilité dans cette région et faisant part, dans le même temps, de son "optimisme", surtout après les récentes décisions du Conseil de sécurité de l'ONU.

Cette question a été examinée, récemment, par l'Organe exécutif qui a fait part de sa disponibilité à examiner favorablement un plan présenté par la CEDEAO pour le règlement de ce problème, rappelle-t-on.

"Nous sommes également optimistes car, comme le Maroc l'a toujours demandé, le Secrétaire général de l'ONU a décidé de nommer un Envoyé spécial pour le Sahel. Des décisions, qui vont, a-t-il dit, dans le sens de ce que le Royaume a toujours souhaité et exprimé, aussi bien au sein de l'organe exécutif qu'au niveau d'autres instances, pour que l'on puisse répondre collectivement et de manière efficace à des situations de menace réelle contre l'ensemble de la région du Maghreb".

- Actualité concernant la question du Sahara occidental/Corcas -

15/10/2012