Face au nombre de plus en plus important de pays soutenant le retour du Maroc à l'Union africaine, l'Algérie tente de contre attaquer en dépêchant à Bamako, où se tient le Sommet France-Afrique, une délégation pour s'enquérir de la position de son pays auprès du président mauritanien.

 

L’Algérie réagit à la dernière visite de Abdelilah Benkirane en Mauritanie, répondant aux instructions royales.

 

Suite à des déclarations irresponsables de Hamid Chabat, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, des parties hostiles au Maroc avaient prévu une crise sans précédent entre le royaume et son voisin du sud. C'était sans compter avec l'intervention du roi Mohammed VI. En effet, le souverain a contacté le président mauritanien et dépêché sur place le chef de gouvernement désigné. Cette initiative a permis de dissiper le malentendu.

 

Or, à en croire Al Massae dans son édition de ce lundi 16 bjanvier, l’Algérie, mécontente de la reprise des relations entre le Maroc et la Mauritanie, a réagi en dépêchant une délégation, samedi dernier, pour participer au Sommet France-Afrique et, surtout, pour s'enquérir, auprès de son président, de la position de la Mauritanie quant à l’affaire du Sahara et, bien sûr, du retour du Maroc au sein de l’Union africaine.

 

Le président mauritanien, rapporte le quotidien, a bien reçu cette délégation, lors de son passage à Bamako, au Mali, avec à sa tête le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et le ministre en charge des Affaires maghrébines, Abdelkader Ameshal.

 

Des sources mauritaniennes, reprises par Al Massae, ajoutent que le président mauritanien a expliqué aux représentants algériens que la position de son pays par rapport au conflit du Sahara n’avait pas connu de changement, tout comme il leur a réitéré son souhait de voir le Maroc réintégrer l’Union africaine.

16/01/2017