Obligé d’écourter sa visite à Bruxelles en raison des attentats du 22 mars dernier, Nasser Bourita, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération reprend son bâton de pèlerin et se rendra jeudi prochain  à Bruxelles afin de poursuivre le dialogue avec les responsables de l’Union Européenne sur les développements des relations bilatérales. Des sources fiables ont assuré  au Quid que la reprise des échanges sur toutes les interactions à mener dans la perspective de la procédure d’appel engagée à l’unanimité des états membres de l’Union Européenne contre l’arrêt du tribunal du 10 décembre 2015, sera enclenchée dès jeudi 14 avril 2016. On se rappelle que ces réunions prévues à Bruxelles avaient été ajournées car le matin même où elles allaient commencé le terrorisme avait frappé la capitale de l’Europe et Bourita était contraint de rentrer au Maroc en transitant par Amsterdam. Lesdites réunions qui surviennent après le dégel des relations avec l’Union Européenne décidé par le gouvernement Benkirane, rentre dans le cadre des concertations et la coordination en perspective de finaliser le contenu de l’interaction des deux parties. La visite du ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères fait suite à une autre visite effectuée par Frederica Mogherini, Haute-représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité à Rabat pour opérer un réchauffement avec le royaume à travers la présentation d’assurances et de garanties au sujet des différents accords et conventions entre les deux parties. Entre temps, il faut noter que le pourvoi en appel a été publié au journal officiel de l’UE. Pour le Conseil  Européen, le tribunal a  commis des erreurs de droit en concluant que le Polisario avait qualité pour se présenter devant la juridiction de l’Union.Le Conseil avait également relevé plusieurs vices de forme et de fond dans les conclusions du tribunal européen. Mais ce qui réconforte le Maroc c’est surtout la position claire et nette de l’EU au sujet de la souveraineté du royaume sur ses territoires et ses richesses tant au Sud qu’au Nord.

 

La visite de Bourita vient réconforter cette nouvelle orientation des européens qui commencent à prendre conscience des manœuvres algéro-polisariennes qui ne trompent plus personne. La preuve en est la position du Conseil de sécurité dans le conflit entre le Maroc et Ban Ki Moon qui s’était rallié ouvertement au clan hostile à notre intégrité territoriale.

11/04/2016