Washington - La ministre déléguée aux Affaires étrangères, Mbarka Bouaida a indiqué que les critiques concernant les questions des droits de l'homme au Maroc, ne peuvent concerner que des cas isolés.

Mbarka Bouaida, la ministre nouvellement nommé au gouvernement d’Abdelilah Benkirane, comme numéro deux de la diplomatie marocaine, a indiqué que le Maroc ne peut être systématiquement critiquable sur les questions des droits de l’homme. 

 

Bouaida, qui donnait entretien à l’agence de presse française AFP, a expliqué que les droits de l'homme au Maroc sont ''un chantier démarré il y a plus d'une décennie''. 

 

‘‘Nous sommes ouverts à toutes les organisations internationales. Human Rights Watch et nombreuses autres ONG internationales, rentrent en toute liberté au Maroc et font des rapports’’ a indiqué la ministre marocaine. 

 

‘‘Nous sommes tout à fait conscients, et nous en discutons au Maroc en toute liberté, de cas isolés qui existent encore en matière de droits de l'homme. Cela dit, le Maroc reste un leader dans la région en matière de droits de l'homme’’ a expliqué Bouaida. 

 

‘‘Nous disposons d’un nouveau projet de code de la presse qui sera bientôt adopté par le Parlement (...). Il y a aussi une réforme judiciaire commencée il y a un an et demi. Je pense que nous sommes vraiment sur la bonne voie (...). Nous avons fait le choix stratégique irréversible des réformes’’ a assurée la ministre.

 

Répondant à une question sur l’ex proposition américaine d’élargir le mandat de la MINURSO à la surveillance des droits de l'homme, Mbarka Bouaida a souligné que le respect par le Maroc des droits de l'homme est pratiqué exactement de la même manière à son nord comme à son sud. 

 

‘‘Nous collaborons avec le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, dont nous sommes membres. Pour le Sahara, nous sommes pour mener à bien un processus politique de négociation sous l'égide des Nations unies. Nous pensons qu'il n'est pas question que la MINURSO soit ouverte aux mécanismes des droits de l'homme (...) Et les Etats-Unis avaient exprimé leur soutien au plan d'autonomie proposé par le Maroc’’ a-t-elle affirmé. 

 

Concernant les menaces terroristes sur le Maroc, Bouaida a déclaré que ‘‘Nous voyons très bien ce qui se passe dans les pays voisins, notamment en Libye, dans tout le Sahel et au Mali’’. 

 

‘‘La menace est là’’ a indiqué la ministre, ‘‘il est temps qu'il y ait une coopération internationale beaucoup plus importante pour renforcer la sécurité’’ a-t-elle ajouté. 

 

‘‘Quand une région n'est pas sécurisée, notamment dans les camps de Tindouf,  le risque de trafics d'armes et de liens avec des groupes extrémistes est très fort et probable’’ a alerté Bouaida. 

 

‘‘Nous pensons qu'il y a sûrement des liens. Nos services de sécurité font leur travail dans ce sens. Il y a eu des liens établis au Mali. Il faut sécuriser la région et trouver une solution très rapide pour le Sahara’’ a-t-elle conclu.

22/11/2013