A l'occasion de sa visite de travail jeudi et vendredi en République tchèque, le ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar vient une nouvelle fois d'enterrer l'idée de l'installation d'un camp de réfugiés pour les migrants subsahariens.
Le Maroc n'acceptera en aucune manière la veille idée européenne d'installer des camps de réfugiés au Maroc pour les migrants subsahariens désirant entrer sur le territoire de l''Union européenne. Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères vient une nouvelle fois d'enterrer cette idée que certains esprits européens veulent ressusciter en saisissant l'occasion de sa visite de travail jeudi et vendredi en République tchèque.

"Jamais le Maroc n’installera un camp de réfugiés sur son territoire. Ce n’est pas dans l’esprit et la culture du Maroc. Le Maroc est un pays d’accueil de l’immigration subsaharienne. On était un pays de transit, on ne l’est plus. On est un pays qui intéresse de plus en plus les pays africains et leurs citoyens", a tenu à préciser Mezouar dans une interview accordée à une radio tchèque.
Les Tchèques et certains pays de l'ancien bloc soviétique veulent réguler sévèrement le flux de l'immigration clandestine africaine.

20.000 subsahariens intégrés
Le ministre marocain a rappelé à la radio techèque qu'en 2014, le Maroc a intégré plus de 20.000 personnes de l’Afrique subsaharienne qui bénéficient des mêmes droits que les Marocains.
"Nous continuons à le faire en 2015. La vision du Maroc est totalement différente de cette vision-là. Le Maroc a apporté une forte contribution pour freiner l’immigration clandestine, parce que derrière il y a des mafias et des réseaux. Le Maroc a donc assumé sa responsabilité vis-à-vis d’un partenaire stratégique comme l’Europe pour freiner à ses frais et avec ses moyens l’immigration illégale. L’Europe a rarement contribué à tout ce qui a trait à l’immigration subsaharienne. Donc le Maroc ne s’inscrira jamais dans cet esprit. Vous imaginez un camp de réfugiés ? Je pense que ce n’est pas une idée ingénieuse. Autant l’éviter".

Salaheddine s'est entretenu avec le président tchèque Milos Zeman après avoir rencontré son homologue Lubomir Zaorálek.
Au sujet du Sahara marocain, la République tchèque a exprimé son soutien à l'intégrité territoriale du royaume et sa volonté de développer sa coopération économique avec le royaume, un pays modèle et de grande expertise et expérience africaine. Le président de la République tchèque a invité le roi Mohammed VI à entreprendre prochainement une visite officielle dans ce pays.

25/07/2015