Rabat : «Les deux mouvances islamistes algero-sahéliennes, recrutent des marocains, les envoient au Sahel pour les former, et les renvoyer par la suite au Maroc pour y commettre des actes terroristes».

Le ministère de l’intérieur a publié un communiqué y alertant que fortes et précises, sont les menaces terroristes que nourrissent AQMI et le MUJAO à l’égard du royaume. 

 

Le département de Mohand Laenser a dégagé ses conclusions suite à l’analyse des derniers développements qu’a connut le royaume, lorsque la police judiciaire (PJ ), sur note de la direction générale de surveillance du territoire (DGST, service secrets de l’intérieur), avait procédé au démantèlement d‘un réseau de 28 individus, dans les villes de Nador, Beni Mellal, Laayoune, Kelaat Seraghna, Guerssif et Berkane. 

 

Ce groupe était spécialisé dans le recrutement de jeunes intégristes marocains, au profit d’AQMI et du MUJAO . 

 

Il s’en est suivi, indique le ministère, une enquête approfondie qui conduisit à mettre en lumières, de bien dangereux faits. 

 

Selon le ministère de l’intérieur, 24 jihadistes marocains, avaient réussi le passage vers le Sahel à travers l’Algérie, la Lybie ou la Mauritanie, pour rejoindre les deux centrales terroristes.     

 

Certains parmi eux, avaient bénéficié dés la fin de l’année 2011, d’un entrainement poussé dans des camps aménagés à l’Est de la Lybie, ils furent par la suite utilisés comme des convoyeurs d’armes vers le Sahel. 

 

Par la suite et pour parfaire leurs formations, leurs chefs AQMIstes algériens, les jetèrent dans les batailles ayant eu lieux au nord Mali, entre AQMI / MUJAO d’un côté et les touaregs du MNLA. 

 

Le ministère de l’intérieur indiqua également qu’un polisarien membre du MUJAO, avait réussi à attirer vers lui 4 marocains des provinces du sud, il les envoya dans le territoire du Polisario dans le sud Ouest algériens, afin de leurs fabriquer des papiers d’identité du polisario, et ce pour leur faciliter l’entrée au nord Mali pour combattre au coté des islamistes. 

 

Le ministère informa en fin que ses réseaux marocains d’AQMI et du MUJAO, étaient financés au Maroc, grâce à des sommes en devises que faisaient entrer sur le territoire marocain, un ressortissant malien, qui les convertissait en Dirham et les remettait à ses complices marocains. 

 

Le malien en question, figure parmi les écroués du mois dernier.

 

05/12/2012