Les conclusions des négociations du Secrétariat général de l'ONU avec les autorités marocaines pour le rétablissement des activités de la composante civile de la Minurso seront discutées demain mardi 26 juillet au Conseil de sécurité. Ban Ki-moon a-t-il préparé un nouveau rapport à charge?

Le Conseil de sécurité tiendra, demain mardi 26 juillet vers 17 heures (heure locale), une première réunion officielle après l'adoption, fin avril dernier, de sa résolution 2285 appelant le SG de l'ONU, Ban Ki-moon, à entrer en négociation avec les autorités marocaines pour le rétablissement de la composante civile de la Minurso.

Le Conseil de sécurité avait fixé au SG de l'ONU une durée de 90 jours pour la restauration du "plein fonctionnement" de la composante civile de la Minurso, dont 73 éléments ont été expulsés par le Maroc, à la mi-mars 2016, en représailles contre les propos attentatoires à l'intégrité territoriale du Maroc tenus par Ban Ki-moon lors de son premier déplacement du 4 au 7 mars à Tindouf et à Alger.

Pour rappel, après la résolution 2285, les parties avaient convenu du retour, dans une première étape, de vingt-cinq fonctionnaires de la Minurso. Force est de constater que seulement douze éléments civils de cette mission ont jusqu'ici rejoint leur poste alors que treize autres ne l'ont pas encore fait.

Selon nos informations, ce retard serait dû à des problèmes purement logistiques attribuables plutôt à l'ONU. Les 12 éléments ayant pu regagner Laâyoune étaient restés à Las Palmas (Iles Canaries) et ont donc pu facilement rejoindre leur poste à Laâyoune.

Mais ce retard dû à des raisons logistiques n'est pas vu de cet oeil-là par la partie hostile, qui tente, notamment par le biais de l'Uruguay, membre non permanent du Conseil de sécurité, d'instrumentaliser cette affaire pour appeler à des "sanctions" contre le Maroc.

La même partie adverse fait état de "déception" quant au non-retour complet de la composante civile de la Minurso. Une "déception" qui trouve son explication dans l'habileté de la partie marocaine qui a su, avec le soutien de la France, déjouer ses manoeuvres en acceptant le retour, graduellement, des civils de la Minurso expulsés.

Aux dernières nouvelles, l'on apprend que le Conseil de sécurité pourrait accorder au Maroc une durée supplémentaire d'un mois pour le (plein) rétablissement des activités de la Minurso.

25/07/2016