Hilary Clinton aurait joué un rôle central dans l’infléchissement de la proposition des Etats-Unis d’étendre le mandat de la Minurso aux droits de l’Homme, rapporte le site Alipost.com.

Le site évoque l’implication de certains pays du Golfe, citant une source de haut niveau "bien informée des ressorts de l’Administration américaine". Le Maroc aurait pris attache avec l’ancienne Secrétaire d’Etat américaine qui, selon cette même source, « a demandé que le Maroc puisse avoir une chance supplémentaire ». « C’est le roi Mohammed VI qui a contacté personnellement Hillary Clinton avec laquelle il entretient des relations bien plus que politiques, quasi familiales », ajoute la source.

 

Pour ce responsable marocain, indique le site, « cette intervention de Clinton est le dernier service qu’elle pourra présenter au Maroc concernant le Sahara, sachant que son implication lui coutera auprès du clan Kennedy ; en effet, Hillary Clinton envisage encore pour elle-même un avenir électoral, et doit s’assurer pour cela du soutien des Kennedy, lesquels ont fait de l’affaire du Sahara une priorité ».

 

Un diplomate espagnol cité par Alipost.com assure que Susan Rice considère que ce recul américain porte atteinte à son autorité personnelle au sein du Conseil de Sécurité, après qu’elle ait été contrainte d’introduire des amendements à sa proposition.

 

Les Etats-Unis devront préparer une autre version de leur proposition mais sans apporter de détails sur le mécanisme à prévoir pour le contrôle et la supervision.

 

La proposition américaine avait suscité des remous au sein du Conseil de Sécurité  Susan Rice, la représentante de Washington à l’ONU n’a toujours pas présenté la nouvelle mouture de son projet.

25/04/2013