“25 à 30 fonctionnaires de la composante civile de la Minurso reviendront au Maroc“, confirme une source autorisée marocaine.

“Seule la composante civile est concernée, il n’y a pas de retour de la composante politique“, ajoute la même source contactée par Médias 24 ce mercredi 13 juillet.

 

Notre source insiste sur le fait que le Maroc a “respecté la résolution du Conseil de sécurité demandant le retour de la Minurso à sa pleine fonctionnalité“. Le 10 juin dernier, une mission technique  des Nations-Unies a eu des discussions avec Kim Bolduc, représentante spéciale de Ban Ki-moon pour le Sahara et chef de la Minurso, ainsi qu’avec le général major Muhammad Tayyab Azam [Pakistan].

 

Ces discussions avaient pour objectif de définir les véritables besoins de la Minurso en personnel civil. La résolution du Conseil de sécurité, votée le 29 avril dernier, a fixé un délai de 90 jours (expirant donc fin juillet) pour un retour de la Minurso à sa pleine fonctionnalité. Le Conseil de sécurité a prévu une réunion sur ce sujet pour le 26 juillet.

 

“Pleine fonctionnalité“ ne signifie pas obligatoirement le retour du personnel civil expulsé par le Maroc, ni son remplacement par un effectif identique (73 personnes). La discussion porte donc sur ces points: de combien de personnes la Minurso a-t-elle réellement besoin et pour quelles tâches…

 

L’audit de terrain menée par cette mission a apporté des surprises selon notre source, au sujet des missions des uns et des autres, de leur rôle réel et des besoins véritables de la Minurso en personnel civil.

 

A partir de ce constat accepté par les deux parties, Maroc et secrétariat général des Nations-Unies, un redimensionnement du personnel non militaire a été décidé, avec retour du personnel indispensable de la composante civile. Quant à la composante dite politique, nos sources affirment qu’elle ne reviendra pas.

13/07/2016