Le Royaume du Maroc s’apprête à célébrer le 40éme anniversaire de la
glorieuse Marche Verte, c’est une année décisive dans le lancement de
grands projets d’aménagement territorial des provinces du sud, où les
Sahraouis Marocains qui vivent dans les régions du Sahara de l’ouest
s’attendent à une mise à niveau de leurs infrastructures, à une série
d’harmonisation entre les différentes composantes du territoire et à une
nouvelle dynamique de développement durable. Quarante ans de construction et
de cohésion sociale ont permis à l’ensemble des citoyens marocains
d’affirmer leur attachement à la terre d’alliance de leurs ancêtres et
qui ont sû sauvegarder son patrimoine. Les citoyens Marocains d’aujourdhui
continuent à participer effectivement aux différents chantiers de
développement durable des régions du Sahara Marocain par la promotion de
projets régionaux d’innovation, d’ouverture et de coopération
décentralisée, avec une réelle synergie d’acteurs de différents
partenariats publics et privés au niveau national et international.
A cette occasion, et d’après différentes sources, le peuple Marocain
attend avec beaucoup d’intérêt le discours Royale du souverain sa
Majesté le Roi Mohammed VI. Un discours qui sera adrressé à la nation à
partir de la ville de Laayoune, en présence des Présidents de régions
nouvellement élus du Sahara Marocain. Cette allocution donnera un nouveau
élan d’espoire et de détermination à la jeunesse Marocaine, avec
certainement plusieurs feuilles de route pour l’application effictive des
différents articles de la constitution de 2011 qui prévoit une large
autonomie des régions dans leur gestion administrative et financière en
lien direct avec les services déconcentrés de l’Etat, dans le choix de
leur modèle de développement socio-économique adapté aux spécificités
territoriales et aux priorités régionales. Une orientation stratégique
qui permettra de donner de nouvelles perspectives de développement au profit
de la jeunesse des différentes collectivités territoriales des provinces du
sud. Comme nous le savons, l’avenir de chaque territoire c’est sa
jeunesse, nous devons opter pour le pragmatisme dans le choix pertinent des
politiques économiques sociales et environnementales qui s’imposent comme
de nouveaux défis du 21éme siècle. Les partenariats des acteurs publics et
privés des régions du Sahara Marocain vont propulser une nouvelle
dynamique d’entraide par le travail d’équipe, de fluidité de
l’information et de traitement des actions, pour rapprocher les différents
modèles économiques citoyens du Royaume du Maroc aux réalités du terrain
et aux contraintes technico-économiques. Il s’agit de mieux positionner
les régions autonomes du Sahara Marocain dans la course de compétitivité
imposée par la mondialisation, par des stratégies de capitalisation des
efforts des citoyens, par la promotion de projets énergétiques industriels
et agro-industriel, dans un processus de rationalité économique. Il
convient pour tous, de participer à cette nouvelle révolution
socio-technique et socio-économique pour augmenter le gain de productivité
par une croissance régionale positive, issue du dynamisme interne, de
créativité et de réactivité, avec d’énormes capacités
d’investissement et des instruments économiques adaptés aux potentiels
des régions du Sahara Marocain, tels sont les grands enjeux de la
régionalisation avancée du Maroc et plus particulièrement des régions de
Goulmim-ouadnoun, Laâyoune-Sakia-Alhamra, Dakhla-Ouad Eddahab .

Cette nouvelle dynamique, permettra certainement de développer davantage
l’esprit entrepreunarial et favorisera la mobilité sociale pour mieux
saisir les opportunités du marché et mieux réorienter les mécanismes de
selection des compétences par la méritocratie. Il est du devoir de chacune
et de chacun des Sahraouis Marocains de participer à l’engagement
politique et de favoriser l’épanouissement des jeunes par la
libéralisation de la politique dans des plateformes collaboratives qui vont
faciliter l’analyse en temps réel des choix et des stratégies , afin
d’agréger l’ensemble des indicateurs de développement escompté, pour
un meilleur suivi évaluation des différentes actions entreprises ou à
entreprendre, dans des mots d’ordre d’efficacité et d’efficience.
Il est temps d’inverser la tendance d’attentéisme de la société et de
donner les outils nécessaires aux politiques, aux promoteurs et aux
citoyens d’une manière générale pour mieux actioner les leviers de
développement de leurs territoires. Par de l’éveil expérimentiel, par le
pragmatisme et la capacité d’analyse des données locales qui serviront
aux fluxvisions des différents acteurs, nous serons capable d’orienter les
facteurs tendancielles en matière de gestion des ressources naturelles, afin
de répondre aux attentes et aux exigences sociétales en toute
transparence. Les régions du Sahara Marocain ont un avenir prometteur, des
villes intelligentes connectés verront le jour dans un environnement
économique et social changeant et en perpetuel progrès. Des aménagements
territoriaux conséquents au niveau de milliers de kilomètres de plages, des
infrastructures de taille à la hauteur des enjeux actuels et futurs vont
faire du Sahara Marocain la destination touristique et d’investissement
responsable de premier choix . Cette évolution progréssiste, partagée et
authentique, exige la mise en place de facteurs favorables à l’adhésion
de tous aux fondamentaux. Ne jamais transgrésser les obligations et les
devoirs civiques, ne jamais abandonner les valeurs socles de l’union du
peuple marocain de sa devise de ses valeurs et de son intégrité
territoriale au profit des intérêts d’individus ou de groupes
d’individus, le service civique pour tous, avec des mécanismes adaptés
de régulation de la mobilité nationale et internationale des jeunes
diplômés de toutes les filières de production.
C’est dans cette optique participative aux projets d’envergure nationale
que nous allons probablement nous attendre à l’inauguration de plusieurs
projets, parmi lesquelles probablement en premeir lieu et en guise
d’exemple la création de l’Université Mohammed VI de Laayoune avec
plusieurs facultés pluridisciplinaires, la construction d’un grand centre
universitaire hospitalier « CHU Cheikh Maalanine », un nouveau plan
d’aménagement du Port International de Ed-Dakhla, le nouveau trançon du
réseau autoroutier et féroviaire d’Agadir à Laayoune, de nouveaux plans
locaux d’urbanisme et un schéma de cohérence territoriale articulé
autour des compétences régionales.

Moulay hfid HAMIDI

29/10/2015