Les séparatistes du Polisario ont annoncé le lancement de manœuvres provocatrices dans la zone tampon de Bir Lahlou et de Tfarity. En réalité, elles ne sont annoncées que pour être relayées par les médias algériens et induire en erreur l'opinion.

C’est une vieille rengaine. Chaque année, à l’approche de la présentation du rapport annuel sur le Sahara marocain devant les membres du  Conseil de sécurité de l’ON, en avril, les décideurs du Polisario, ayant perdu toute légitimité sur le terrain dans les camps de Tindouf, cherchent désespérément à faire parler d’eux dans les médias algériens et à induire en erreur les familles séquestrées sur le sol de l’Algérie.

 

C’est ainsi qu’ils annoncent des manœuvres militaires dans la zone tampon pour provoquer les Forces armées royales (FAR) et médiatiser l’action fictive via les médias algériens. Après la région de Guerguerat, où des éléments du Polisario avaient fait intrusion avant d’être rappelés à l’ordre par le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, les séparatistes ont ciblé cette fois la zone tampon de Bir Lahlou et Tfaritiy.

 

Le quotidien Akhbar Al Youm, qui rapporte cette information dans son édition du week-end des 17 et 18 mars, affirme que ces manœuvres ne sont destinées qu’aux médias, notamment algériens. Dans une déclaration au journal, Moussa Ajlaoui, expert dans les affaires africaines et stratégiques, a estimé que «cette manœuvre du Polisario n’est montée qu’à des fins médiatiques sans aucun impact sur le terrain». Il s’agit, a-t-il renchéri, d’un chantage non fructueux.

 

De même, a-t-il fait remarquer, le Polisario cherche par cette provocation à attirer l’attention des Nations unies et de l’opinion publique internationale, leur faisant croire qu’il est le représentant des Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf. C’est cette légitimité que les décideurs du Polisario et leurs commanditaires veulent obtenir, résume l’expert marocain. Et de conclure en appelant les autorités compétentes à mettre à profit les contradictions de l’Union africaine dans le traitement de ce dossier. 

17/03/2018