Un groupe d’observateurs étrangers de nationalités françaises, a produit un premier rapport sur le déroulement du procès de Gdeim Izik.

Sept juristes, cinq universitaires et deux avocats membres d’une ONG parisienne des droits de l’homme, ont préparé un premier rapport sur les conditions de déroulement devant le tribunal militaire permanent des FAR, du procès des 24 présumés tueurs de policiers, à Laayoune et à Gdeim Izik le 8 novembre 2010. 

Dans leur rapport, les observateurs français ont relevé les conditions normales dans lesquelles se déroule le procès. 

Ils ont énuméré pour justifier leurs conclusions, les raison suivantes : 

-    L’accessibilité à la salle d’audience au tribunal permanent des FAR est facile pour tout le monde. 

-    La présence en continu, aux séances du procès, d’observateurs civils nationaux et étrangers, ainsi que des représentants de chancelleries étrangères au Maroc, le tout, venus de pays comme le Maroc, les USA, la Belgique, l’Italie, la France et l’Espagne. 

-    Les 24 présumés assassins se présentent devant le juge, vêtus de boubous sahraouis (habits traditionnels au Sahara) et ne sont ni ligotés ni enfermés derrières des barreaux, et sont autorisés à s’approcher des membres de leurs soutiens et de converser avec eux. 

-    Les avocats des 24 accusés d’assassinat et de mutilations de corps, jouissent de leurs pleins droits normaux et conduisent leurs plaidoyers le plus normalement du monde. 

Les observateurs français ont également mis en lumière, les déroulements d’actes de manifestations aux alentours du tribunal, oû les familles des 11 victimes et les séparatistes du Polisario, crient slogans et déploient pancartes, en toute liberté, et parfaitement sécurisés. 

Les observateurs français concluent alors que le procès devant le tribunal militaire permanent, des 24 présumés assassins de Gdeim Izik, est parfaitement légale et est en phase avec les dispositions du droit international, notamment l’article 10 de la charte internationale des droits de l’homme.

15/02/2013