Bruxelles : «Le procès des 24 condamnés impliqués dans les actes criminels liés au démantèlement du camp de Gdeim Izik s'est déroulé dans le respect des conditions fondamentales d'un procès contradictoire, loyal et impartial».

Ainsi ont affirmé des observateurs belges, faisant partie des délégations étrangères ayant suivi le déroulement du procès des 24 assassins et mutilateurs de corps de 11 éléments de force de l’ordre, à Gdeim Izik et à Laayoune, en novembre 2010. 

«Le procès s'est ouvert sous des auspices encourageants en ce qui concerne le respect de l'article 6 de la convention européenne des droits de l'Homme», a déclaré maître Pierre Legros, ancien bâtonnier de l'Ordre français des avocats du barreau de Bruxelles. 

Le président-fondateur d'Avocats sans frontières a ajouté que le procès s'est déroulé sous des auspices encourageants sur le plan du respect des droits de la défense et de la loyauté du procès judiciaire dont en témoigne la présence de nombreux observateurs et de médias étrangers. 

Les accusés ont été représentés par une vingtaine d'avocats qui s'exprimaient sans entraves aucunes, le plus normalement du monde, devant les observateurs et la presse étrangère, ce qui confirme que le procès était parfaitement contradictoire, a souligné maître Legros. 

«Il n'y a aucune critique à faire» a insisté Pierre Legros, «le procès s'est déroulée dans le respect par le Maroc des conditions fondamentales d'un procès contradictoire et loyal» a-t-il précisé. 

Pour sa part, maître Alexandra Tymen a indiqué que «toutes les garanties fondamentales prévues par les conventions internationales étaient respectées» lors du procès. 

«Nous avons assisté à un procès où les avocats de la défense s'exprimaient et étaient entendus par le président du tribunal. Certaines de leurs demandes ont été rejetées et d'autres acceptées ce qui montre une indépendance du tribunal», a affirmé maître Tymen. 

Elle a ajouté que «les observateurs ont assisté aux réquisitoires du procureur qui n'a pas demandé de peines explicitement, laissant le président libre de déterminer le quantum des peines, chose qui confirme l'indépendance du magistrat et le respect du contradictoire». 

Un avis que partage complètement maître Marc Libert, qui a indiqué que le président du tribunal était indépendant parce qu'il a rejeté une demande importante du parquet qui voulait faire entendre une vingtaine de témoins à charge. 

En se limitant à un seul témoignage, le président a démontré son indépendance par rapport à l'auditeur militaire, qui fait office de procureur du Roi dans le cadre du tribunal militaire, a-t-il dit.

 

20/02/2013