Rome : Quatre juristes italiens ayant pris part en tant qu’observateurs internationaux aux procès des 24 condamnés pour assassinat et mutilation de corps de 11 élément des forces de l’ordre à Gdeim Izik, ont livré leur rapport sur le procès.

Le procès des 24 coupables impliquées dans les actes criminels liés au démantèlement du camp de Gdeim Izik, qui s'est déroulé devant le tribunal militaire de Rabat, «n’est en rien un procès politique mais légal, transparent, équilibré et bien organisé», ont affirmé via un rapport, 4 juristes italiens, observateurs internationaux, ayant assisté aux procès. 

Les docteurs Sara BARESI de Milan, Massimiliano BOCCOLINI de Napoli,  Francesco DE REMIGIS de Rome, et Velia LACOVINO aussi de Rome ont relevés une liste de 10 remarques sur la base desquelles, ils ont construit leurs conclusions, comme suivant:

1- Tout d’abord bien que le procès s’est déroulé devant le tribunal permanant militaire des FAR, le juge le présidant était un juge civil. 

 

2- Les accusés se sont présentés en toute liberté, ils ont eu la liberté de parole et d’expression, comme la prononciation des slogans politiques, faisant de la  propagande typique aux thèses du Front Polisario. Ils se sont présentés avec des vêtements traditionnels du Sahara et sans menottes. 

 

3- Les accusés ont eu des contacts directs avec le public dans le tribunal. 

 

4- Une délégation importante d’observateurs internationaux et plusieurs organes de presse ont eu la possibilité d’assister au procès à l’intérieur du tribunal et ont vu et entendu comment les événements se sont passés au moment de démantèlement du camp de Gdim Izik. Ceci était possible grâce à la traduction en quatre langues différentes, comme l’arabe, l’anglais, le français et l’espagnol. 

 

5- Le déroulement des débats et des échanges est un indicatif sans équivoque, d’un procès clair, équitable et équilibré entre le procureur et la défense. 

 

6- La culpabilité des 24 accusés a été mise en exergue par le procureur en s’appuyant sur des vidéos, des photographies et des témoignages. 

 

7- Le juge ‘civil’, a accordé le temps nécessaire à toutes les parties pour que chacune présente ses arguments. En plus, il a assuré aux avocats de la défense le droit de parole, de plaider le temps qu’il faut afin de démontrer l’innocence des accusés. 

 

8- A l’extérieur du tribunal, toutes les parties, familles des accusés, comme celle des victimes, ont exprimé librement leur position sur ce procès, et ils avaient le droit de manifester en totale liberté. 

 

9- Il ne s’agit, en aucun cas, d’un procès politique, en effet les représentants des partis politiques et institutionnels ont soutenu les familles des victimes en toute transparence à l’extérieur du tribunal. 

 

10- A travers ce procès, le Maroc, en invitant des observateurs internationaux, des associations pour les droits de l’Homme, des journalistes… a voulu montré sa bonne foi et que les droits de l’Homme sont respectés et  garantis.

 

19/02/2013