Sans être citée nommément, l'Algérie a été pointée du doigt, pour son refus de l'intégration économique du Maghreb, lors de la 4ème édition du "Dialogue Atlantique", séminaire international organisé du 30 octobre au 1er novembre à Marrakech par l'OCP Policy centre et la Fondation allemande Marshall.

300 experts venus des quatre coins du monde participent à cette conférence placée sous le thème "La prospérité dans l'avenir". En ouvrant les débats, le ministre du tourisme, Lahcen Haddad, est allé droit au but en revenant sur le coût de l'absence d'intégration économique au Maghreb. Un coût estimé à 2% du Produit intérieur brut (PIB), ce qui influe sur le secteur de l'emploi et sur la création de la valeur ajoutée.

Le ministre a estimé qu'un seul "Etat ne peut pas à lui seul créer la prospérité", citant "l'Union européenne (UE), qui a tiré profit de l'intégration économique pour réaliser la prospérité des peuples". L'exemple de la dynamique coopération politique et économique entre le Maroc et l'Afrique a été mis en exergue par plusieurs intervenants. La lutte contre les changements climatiques, la migration, l'économie et le rôle de la société civile en tant que partenaire essentiel dans le développement d'un pays constituent les principaux sujets de débat de cette conférence.

31/10/2015