Omar Adkhil avertit contre l’exacerbation des idéologies terroristes dans les camps de Tindouf

Omar Adkhil, parlementaire à la Chambre des Conseillers, a averti, vendredi au siège de l’ONU, contre l’exacerbation des idéologies terroristes dans les camps de Tindouf, alimentée, notamment par l’adhésion de plus en plus d’étudiants des camps de Tindouf, lauréats des universités algériennes et libyennes, aux idéologies radicales.
La collusion entre les groupes terroristes, la grande criminalité organisée et le polisario, notamment parmi les étudiants lauréats des universités algériennes et libyennes "n’est plus un secret pour personne", a poursuivi le président de la commission de la justice, de la législation et des droits de l’Homme à la Chambre des Conseillers.
Il a, à cet égard, cité des témoignages parus dans des journaux algériens et espagnols (Expression, ABC), selon lesquels un nombre important d’éléments du polisario, notamment parmi les jeunes, ont conclu des alliances avec des organisations terroristes opérant dans la région du Sahel, notamment avec Al Qaïda et le MUJAO. Et de rappeler l’enlèvement, en octobre 2011, des trois humanitaires au coeur même des camps de Tindouf.
Une opération troublante qui prouve, selon M. Adkhil, l’implication directe d’importants éléments des séparatistes dans les actions terroristes. En effet, s'est-il interrogé, "comment une organisation terroriste peut-elle s’introduire de nuit dans les camps connus pour être sous haute surveillance, kidnapper trois étrangers et traverser des milliers de Km en territoire algérien pour se rendre au Mali, sans être nullement inquiétée?".
"Il n’est pas nécessaire d’être expert pour comprendre qu’une opération d’une telle envergure n’a pu être menée qu’à la faveur de la bénédiction et de la couverture de hauts responsables du Polisario", a-t-il dit. Le pétitionnaire a, dans ce sens, attiré l’attention de l’assistance, composée d’Etats membres et experts, sur les dangers que représente la circulation de grandes quantités d’armes dans les camps de Tindouf, avertissant que la combinaison de la frustration, du mécontentement et des armes débouche nécessairement sur des catastrophes difficiles à maîtriser.
L’Algérie doit prendre ses responsabilités, elle qui, pendant près de 40 ans, a contribué au pourrissement de la situation, tout comme la communauté internationale, et en premier lieu, les Nations Unies qui doivent mettre un terme à cette situation, à travers la mise en oeuvre d’un recensement des populations séquestrées dans ces camps, a-t-il martelé. Et de conclure: "est-il normal que les Nations Unies censées veiller à la résolution de ce différend aussi complexe, n’aient pas la moindre connaissance du nombre de personnes concernées par cette question?"

11/10/2014