Madrid, 29 nov 2012 (MAP)- Le réseau de la société civile au Pays Basque et dans le Nord de l'Espagne a salué la décision de l'Audience nationale, la plus haute juridiction espagnole, de poursuivre des dirigeants du polisario et de hauts responsables militaires algériens pour génocide et violations graves des droits de l'Homme.

 

"Il s'agit d'une décision juste visant à déterminer les responsabilités des violations graves des droits de l'homme perpétrées par les tortionnaires du polisario et de hauts responsables militaires algériens", a souligné l'ONG dans un communiqué parvenu, jeudi, à la MAP, ajoutant que le "pas franchi par la justice espagnole constitue un acquis pour les victimes et pour les défenseurs des droits humains dans le monde".

 

"La poursuite des responsables de ces graves actes contre l'humanité jette les bases pour connaître la vérité sur ce qui se passait et ce qui se déroule dans les camps de Tindouf, ainsi que sur le sort des victimes du polisario", note l'ONG, basée à Vitoria (Nord de l'Espagne).

 

Elle a enfin exprimé le vÂœu de voir la "justice prévaloir pour aboutir à la vérité et honorer la mémoire des victimes du Polisario et de l'Algérie".

 

Le juge du tribunal central d'instruction N 5 de l'Audience nationale espagnole a accepté définitivement le traitement de la plainte qui avait été déposée le 14 décembre 2007, par des victimes du Polisario et une ONG sahraouie, contre de hauts responsables algériens et des membres de la sécurité et dirigeants du polisario, dont certains portent la nationalité espagnole.

 

La décision de l'Audience nationale, qui s'était prononcée par le passé sur des procès concernant le Chili, le Honduras et l'Argentine, vise à établir les faits et responsabilités des personnes incriminées dans ces violations graves.

 

Parmi les dirigeants du polisario dénoncés par la plainte figurent l'ex-représentant du Polisario en Espagne, Brahim Ghali, (actuellement en Algérie), le "ministre" de l'information de la pseudo république sahraouie, Sid Ahmed Batal et le "ministre" de l'éducation de cette même prétendue république, Bachir Mustapha Sayed.

 

Les dénommés Khalil sidi Mhamed, "ministre des colonies", Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la MINURSO et ancien directeur général de la sécurité militaire, ainsi que des officiers de l'armée algérienne sont également accusés de tortures à l'encontre de membres de la population sahraouie.(MAP). 

 

02/12/2012