Le sous-secrétaire général des Nations unies et secrétaire exécutif de la commission économique pour l'Afrique, Carlos Lopez, a jugé, mercredi à Rabat, "très important" de mesurer le manque à gagner pour les économies nord-africaines du fait de l'absence d'une intégration maghrébine qui réduit les "possibilités d'industrialisation et de modernisation de ces pays". 

 

Pour Carlos Lopez, l'Afrique du nord, comparée à d'autres régions sous-africaines, est la région la plus en retard dans le domaine d'intégration aux niveaux commercial, financier et d'échange du capital humain. 

Même constat pour Amina Benkhadra, directrice générale de l'ONHYM (Office national des hydrocarbures et des mines) qui s'exprimait lors de ce dîner-débat sous le thème "Quelles Afrique du Nord dans 50 ans ?". 

"L'intégration aussi bien en Afrique du nord que dans d'autres coins de l'Afrique demeure manifestement insuffisante par rapport aux potentialités dont regorgent ces zones, ce qui induit une perte de 2 à 3 pc du PIB des pays de ces régions", a-t-telle déploré.* 

Mme Benkhadra a rappelé combien la région est riche en ressources diversifiées mais "la majorité de nos échanges en Afrique du nord se font avec l'Europe, et les échanges intra-régionaux ne représentent que 4 pc du potentiel de la région". 

 

Cela montre, selon Mme Benkhadra, le manque à rattraper pour les pays africains s'ils arrivent à jeter les fondements d'une intégration agissante, favorisant plus de synergie et de complémentarité entre les différentes richesses qu'ils possèdent. 

 

D'autres intervenants ont également mis l'accent sur la nécessité d'établir une vision pour l'Afrique du Nord à l'horizon de 2063, sur la base d'une lecture neutre et réaliste du passé, et souligné qu'une plus grande intégration entre les pays nord-africains doperait a dynamique de leur développement. 

30/05/2013