Le Maroc a été élu, mercredi, président de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) pour un mandat de quatre ans, à l’issue du 20ème Conseil d’administration de cet organisme et de sa 5ème Assemblée générale (AG) qui se sont tenues du 25 au 27 courant à Rabat

Outre l’élection du royaume à la présidence de cet organisme en la personne du Haut-Commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Adeladim Lhafi, il a été procédé à la désignation de la France à la première vice-présidence, alors que les deuxième et troisième vice-présidences ont été confiées, dans l’ordre, au Niger et au Soudan. 

 

Le nouveau bureau de l’OSS comprend également deux membres, à savoir l’Égypte et la Mauritanie, tandis que la Tunisie, qui accueille le siège de l’OSS, y siège en tant que membre permanent. 

 

Lors de ses trois jours de réunion, l’OSS a adopté le rapport quadriennal retraçant les activités exercées par l’OSS dans son espace territorial de compétence, couvrant notamment l’Afrique du Nord, de l’Ouest et de l’Est et liées à l’eau et à l’environnement.

 

Il a été également procédé à l’approbation de l’évaluation à mi-parcours de la stratégie 2020 de l’OSS portant, en particulier, sur deux axes. Le premier axe scientifique et technique est centré sur la gestion durable et concertée des ressources naturelles, avec deux thèmes principaux, “Eau” et “Terre” et deux thèmes transversaux, à savoir “Climat” et “Populations”. Le second axe dit informationnel est centré, quant à lui, sur les enjeux de partage des connaissances et de communication dans une logique d’interfaçage entre connaissances scientifiques et prise de décision en matière de gestion des ressources naturelles. 

 

Cette stratégie s’inscrit dans la continuité des réalisations de l’OSS dans la maîtrise de la connaissance et le développement d’outils de suivi des ressources naturelles et des dynamiques qui les affectent. 

 

La Stratégie 2020 vise également à améliorer l’intégration de la connaissance dans les processus décisionnels touchant à la gestion des ressources naturelles et au développement. 

 

De plus, un avis favorable a été donné pour l’adhésion à l’OSS de nouveaux pays du Nord et du Sud et d’organisations de la société civile, à l’instar de la Belgique, du Bénin, du Cameroun, de l’Espagne, du Ghana, de la Guinée Conakry, du Luxembourg et du Nigeria. 

 

De hautes personnalités ont été présentes lors des 20ème Conseil d’administration et de la 5ème AG de l’OSS, dont les ministres de l’Environnement et du Développement durable du Niger et de la Mauritanie, outre le ministre soudanais de l’Environnement, des Forêts et du Développement urbain. 

 

Organisation internationale indépendante, basée à Tunis, l’OSS joue un rôle de premier plan dans la lutte contre la désertification, l’adaptation aux changements climatiques et la promotion de la gestion concertée des eaux souterraines partagées en Afrique. 

 

L’Observatoire agit comme une plateforme de partenariat Nord-Sud-Sud appuyant le développement durable au continent, particulièrement dans la zone du Sahara et du Sahel en apportant un savoir-faire scientifique et technique en matière de gestion des ressources naturelles. 

 

L’OSS compte 22 pays africains, 5 pays du Nord (Allemagne, Canada, France, Italie et Suisse), plusieurs organisations africaines, des institutions onusiennes et des ONG. Le Maroc est parmi les pays fondateurs de l’OSS dont il a assuré la présidence entre 2000 et 2004 et la vice-présidence depuis 2012. 

 

Le Réseau d’observatoires de surveillance écologique à long terme (ROSELT) et le Plan d’action national de lutte contre la désertification (PANLCD) sont parmi les projets phares soutenus par le Maroc et qui traduisent une tradition de coopération désormais bien ancrée entre l’OSS et le Maroc.

28/04/2016