Un hélicoptère algérien bombarde le complexe gazier où sont pris en otages plusieurs dizaines d'otages, dont des Occidentaux, dans le sud-est du pays, annonce un ravisseur islamiste à l'agence de presse mauritanienne ANI. Deux otages au moins auraient été blessés. L'armée algérienne encercle ce site gazier exploité par le Britannique BP, le Norvégien Statoil et l'Algérien Sonatrach.

 

Par ailleurs, quinze étrangers, dont un couple de Français, qui étaient retenus en otages, ont réussi à s'échapper, rapporte la chaîne privée algérienne Ennahar. Le patron de cette chaîne a indiqué à l'AFP que celle-ci citait une "source officielle". De source gouvernementale algérienne, on a cependant indiqué à l'AFP qu'il était impossible dans l'état actuel des choses de pouvoir confirmer une telle information.

 

Des Français retenus

 

Le président français a confirmé la présence de Français sur le site pétrolier, sans précision de nombre. Le journal Sud Ouest, a recueilli les propos d'un Français de 52 ans qui figure parmi les otages. Ceux-ci sont "bien traités", a dit par téléphone cet homme originaire d'Anglet (sud-ouest) et travaillant pour CIS Catering, entreprise assurant l'hôtellerie du site.

 

Le journal évoque "34 otages de neuf nationalités" retenus sur la "base-vie" du site et "six autres dans l'usine de gaz", sans préciser l'heure de cet entretien. 

 

L'otage a indiqué au journal que l'attaque s'était produite mercredi vers 5h40 du matin. Les assaillants, a-t-il ajouté, "ont investi la base après un échange de tirs avec les agents de sécurité". 

17/01/2013