L'Algérie et le Polisario ont essuyé, mercredi 5 juillet à Strasbourg, un cinglant revers avec le rejet par le Parlement européen d'un projet de résolution présenté par des eurodéputés écologistes, recommandant l'élargissement du mandat de la Minurso au contrôle des droits de l'Homme au Sahara.

Le projet de résolution présenté par des députés européens d'obédience écolo-communiste pour l’élargissement du mandat de la Minurso au contrôle des droits de l'Homme au Sahara a été rejeté par 316 voix contre et 189, le nombre d'abstentions s'élevant à 162 voix, a déclaré depuis Strasbourg à le360 le président de la Commission mixte parlementaire Maroc/Union européenne, Abderrahim Atmoun. Le soutien au Maroc a été exprimé (316 voix) par des groupes d'eurodéputés PPE (Parti populaire européen) alors que l'amendement a été présenté et appuyé par des parlementaires communistes et écologistes.

 

Les abstentionnistes se trouvent en grand nombre chez les socialistes européens, selon Abderrahim Atmoun. «Nous avons mené notre campagne de sensibilisation à Strasbourg auprès des eurodéputés socialistes pour qu'ils adoptent une position  réaliste», a-t-il souligné.

 

La partie adverse invitait à «mettre à exécution l’arrêt de la Cour de justice européenne au sujet du Sahara occidental et soutenir les efforts de l’ONU visant à obtenir un règlement équitable et durable du conflit au Sahara occidental, sur la base du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et conformément aux résolutions des Nations unies en la matière; œuvrer pour que la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) soit dotée d’un mandat relatif aux droits de l’Homme, à l’instar de toutes les autres missions de maintien de la paix des Nations unies, et pour que tout le personnel de la MINURSO soit autorisé à reprendre ses fonctions».

 

Pour rappel, la proposition d'élargissement du mandat de la Minurso avait été rejetée par le Conseil de sécurité.

05/07/2017