De toutes les interventions, samedi dernier au parlement, au sujet de la question de l’intégrité territoriale à la suite des déclarations de M. Ban Ki moon, S/G de l’ONU, qualifiées par Rabat d’impartiales et inacceptables, celle du dirigeant istiqlalien, Hamdi Ould Rachid, a été la plus forte et la plus enthousiaste.

Le responsable et député istiqlalien n’en a pas moins réclamé, en effet, d’investir la zone tampon (entre la partie récupérée du Sahara marocain et l’autre versant de la frontière- Ndlr) et à « chasser » la Minurso (Mission des N-U 

pour le Sahara), ladite zone de démarcation étant partie intégrante du territoire marocain, affirme M. Ould Rachid.

 

Dans une allocution improvisée, lors de la séance spéciale des deux chambres du parlement consacrée aux récents développements de la question du Sahara marocain et, en particulier, aux prises de position inconsidérées de Ban Ki moon lors de sa visite aux camps de Tindouf et à Alger, le président du conseil municipal de Laâyoune a estimé que les propos tenus par le S/G de l’ONU constituent un dangereux dérapage et que sa visite même à Bir Lahlou est inadmissible car il s’agit d’une partie du territoire national, ajoutant que la zone tampon au Sahara oriental est indiscutablement marocaine, que « nous sommes prêts à prendre les armes pour défendre le Sahara », que « le Maroc est dans son Sahara et le Sahara dans son Maroc » et que l’ensemble des Marocains sont mobilisés derrière le Roi Mohammed VI dans quelque décision qu’il prenne. Le dirigeant istiqlalien a conclu en rappelant que « les déclarations de Ban Ki moon ne nous inquiètent point puisque le monde n’a aucun intérêt à ce que règne le chaos comme cela se passe actuellement en Libye, en Syrie et en Irak » qualifiant, au passage, les séparatistes du Polisario de « minorité écervelée (qui) n’est nullement fondée à imposer son point de vue à la majorité ».

 

 

14/03/2016