Le plan d'autonomie proposé par le Maroc pour résoudre le conflit artificiel du Sahara garantira la sécurité à la stabilité dans la région, a affirmé l’écrivain et journaliste espagnol Chema Gil.

Dans un article publié sur le site " Iuxed.com ", après avoir souligné la position de Washington appuyant le plan marocain, l’expert espagnol, un fin connaisseur du conflit du Sahara, a indiqué que ce plan, qui a été salué par la France, l’Espagne, et d’autres pays du monde, garantira à travers un "processus d’organisations territoriale", le futur de milliers de Sahraouis.

Le plan d’autonomie mis sur la table offre une " grande opportunité pour la paix ", a dit l’écrivain espagnol dans cette analyse intitulée "la marocanité du Sahara, facteur de sécurité et de stabilité". Gil a qualifié de "généreuse" la proposition d'autonomie présentée par le Royaume aux Nations unies en 2007, relevant que cette initiative est à même de garantir "la sécurité, particulièrement, si tous les pays et les personnes de bonne volonté impliquées apportent leurs grands efforts" pour cette fin.

L’analyste a fait observer dans ce sens que le Maroc a fait du "bon travail sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI" pour résoudre ce conflit artificiel, créé dans le sillage de la guerre froide par l’Algérie et le régime kadhafi, contrairement à l’autre partie, le +polisario+, qui est reste figée dans ses positions, sous le joug de l’Algérie.

Il a de même mis en garde la communauté internationale contre le danger que représente établissement d’un pesudo Etat faible au Sahara, qui sera "en contact avec la zone du sahel, ou opèrent l’organisation Al Qaida, et des groupes affiliés et de crime organisé ", ce qui ouvrira, prévient-il, la porte à une amplification du "spectre de phénomènes criminels" dans cette zone devenue incontrôlable.

Après avoir souligné que les camps de Tindouf, dans le sud d’Algérie, sont devenus un " territoire sans droits" et où les dirigeants du polisario, avec la complicité des éléments de l’armée algérienne, commettent des violations des droits humains, Gil a relève que le règlement de ce différend artificiel ne " peut pas se faire à travers les paramètres nostalgiques et obsolètes des années 70 " .

"Il faut résoudre ce problème sur la base des paramètres de la réalité actuelle", a soutenu ce spécialiste du Maghreb et auteur du livre"Lo que el Frente Polisario esconde" (Ce que cache le polisario). " Aujourd’hui, l’expression +autodétermination+, dans une région comme le Sahara, trouve sa véritable signification dans la proposition d’autonomie présentée par le Royaume du Maroc" , a encore indiqué Chema Gil, relevant que des représentants sahraouis ont participé à la rédaction de cette initiative d’autonomie.

Il a, par ailleurs, averti contre une extension de ce conflit, relevant que l’organisation Al Qaida au Maghreb Islamique AQMI tente de "s’approprier ce différend et de le transformer en un conflit jihadiste", comme elle "l’avait fait d’ailleurs dans d’autres endroits du monde". Il dénoncé le fait que le Polisario dirige d'une main de fer les camps de Tindouf, où des milliers de personnes sont privées de libertés, ajoutant que les éléments du polisario, un "mouvement dictatorial" maintiennent les Sahraouis confinés dans les camps de Tindouf " en vue de continuer à tirer profit des aides humanitaires internationale qui "n’arrivent jamais " aux véritables bénéficiaires. L’expert espagnol a rappelé également le registre criminel, les massacres et les actes de kidnapping commis par ce mouvement terroriste contre les civils et les pêcheurs espagnols dans les années 70 et 80 et qui avaient conduit à l’expulsion en 1985 par le gouvernement espagnol de l’époque, dirigé par Felipe Gonzalez, de l’ex-représentant des séparatistes à Madrid Ahmed Boukhari.

A rappeler que dans son ouvrage "ce que cache le polisario ", Gil livre aux lecteurs une conception claire du différend sur le Sahara marocain, à travers la présentation de "preuves concrètes et historiques qui démontrent l’appartenance du Sahara au Maroc" et les liens pérennes d’allégeance liant les habitants du Sahara aux souverains du Maroc. Pour l’écrivain espagnol, les dirigeants du polisario, une entité non démocratique, ne représentent ni le Sahara ni les Sahraouis, mais plutôt l’Algérie et ne prêtent aucune attention aux intérêts et aux conditions de vie des Sahraouis. "Leur souci majeur réside dans leurs propres intérêts", dit-il dans ce livre. (MAP).

25/11/2013